Vendredi 16 janvier, une conductrice de 42 ans a trouvé la mort sur la RD 962 à Torchamp (Orne), après une collision brutale avec un chevreuil. Ce drame relance la question de la régulation de la grande faune, alors que la France enregistre chaque année des milliers d’accidents liés à la faune sauvage.
Une route endeuillée par la grande faune
Il était un peu plus de 18 heures lorsque le drame s’est joué sur la départementale 962, au lieu-dit Les Hautes Haies, un axe très fréquenté du bocage normand. Un chevreuil a soudainement surgi sur la chaussée, laissant à la conductrice à peine le temps de réagir. Le choc, d’une extrême violence, ne lui a laissé aucune chance : malgré l’intervention rapide des pompiers de Domfront et du SMUR de Flers, la victime n’a pas survécu à ses blessures. Les forces de l’ordre, les agents des routes et le maire se sont déplacés pour sécuriser la zone et constater la gravité des faits.
Chevreuil : un danger sous-estimé
Ce nouveau drame rappelle à quel point le chevreuil, omniprésent dans nos campagnes, est l’un des animaux les plus fréquemment impliqués dans les accidents de la route. Son gabarit, moins impressionnant qu’un sanglier ou un cerf, conduit trop souvent à sous-estimer le danger : il n’en est rien. Surgissant à l’aube ou à la tombée du jour, le chevreuil prend de court les automobilistes et provoque chaque année des dizaines de drames humains.
Un fléau national : 40 000 collisions, 50 morts par an
La France déplore près de 40 000 accidents annuels impliquant la faune sauvage, dont environ 50 mortels et 120 graves, selon les chiffres officiels. Derrière ces statistiques, ce sont des familles brisées, des vies bouleversées, et un coût social et humain colossal. Les accidents causés par la grande faune ne sont pas un fait divers anecdotique, mais une réalité de nos territoires ruraux.
La régulation, seule réponse efficace
Face à cette situation, les réponses purement techniques, multiplication des panneaux, dispositifs lumineux ou rappels à la vigilance, montrent vite leurs limites. La seule solution réellement efficace reste la régulation des populations animales, notamment par la chasse, qui permet de contenir la prolifération des chevreuils, sangliers et autres grands gibiers. Les chasseurs, en première ligne sur le terrain, œuvrent au quotidien pour limiter les risques, préserver la sécurité des usagers de la route et garantir l’équilibre entre faune et ruralité.











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