À Sabres, la Fédération départementale des Chasseurs des Landes (FDC 40) s’associe au lycée agricole pour transmettre, sur le terrain, les gestes qui font la différence : planter des haies, c’est préparer l’avenir de la faune, des cultures… et des jeunes ruraux.
Une formation grandeur nature pour de futurs gestionnaires de milieux
Depuis des années, la FDC 40 et le lycée agricole de Sabres tissent un partenariat exemplaire pour former les élèves de Bac Pro “Gestion des Milieux Naturels et de la Faune” (GMNF). Ici, pas de discours abstraits : 24 élèves, encadrés par leurs enseignants et les techniciens de la Fédération, ont mis, il y a quelques jours, les mains dans la terre pour une journée de plantation de haies en conditions réelles d’examen. L’objectif ? Leur donner des clés concrètes pour leur futur métier de gestionnaire, en apprenant sur place l’importance de ces aménagements, aussi bien pour l’agriculture que pour la biodiversité.
La haie, un outil agronomique et écologique au service de l’élevage
L’exploitation du lycée, spécialisée dans l’élevage de volailles bio, s’est engagée à structurer ses parcours extérieurs avec des haies, répondant ainsi aux exigences du cahier des charges en faveur de la biodiversité. Ces haies, simples ou doubles, combinent essences fruitières (pommier, poirier), arbres de haut jet (chêne tauzin, sorbier, alisier) et arbustes (arbousier, prunellier, viornes…). Résultat : plus d’ombre pour le bien-être animal, des brise-vents naturels, des refuges pour la faune, une alimentation diversifiée et une protection renforcée face aux aléas climatiques.
Un partenariat gagnant pour la ruralité et la biodiversité
Au-delà du geste technique, c’est une véritable école de la réalité de terrain qui se met en place. Les élèves se confrontent aux enjeux de demain : adaptation des pratiques agricoles, gestion des milieux naturels, échanges avec les acteurs du territoire. Pour l’équipe pédagogique, comme pour la Fédération des chasseurs, ce partenariat prépare une nouvelle génération de professionnels ancrés dans la gestion durable, au plus près des besoins du monde rural… et des attentes de la biodiversité.












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