Mortalité du chevreuil en France : La réponse d’un scientifique
La mortalité inhabituelle du chevreuil intrigue cet automne et cet hiver dans plusieurs départements, de l’Ille-et-Vilaine aux Vosges en passant
Lire la suitePour la construction d’un chemin, traversant ses bois riches de biodiversité, au profit des pèlerins sur la route de Saint Jacques de Compostelle, la commune de Viviers-lès-Montagnes (Tarn) a fait appel aux chasseurs locaux pour évaluer la population de la faune sauvage de l’endroit ainsi que l’impact de ce nouvel aménagement sur les animaux. L’outil utilisé par les chasseurs: un ensemble de caméras pièges discrètes et redoutablement efficaces !
Une partie des bois de la commune de Viviers-lès-Montagne est fermée au public, interdite de toute chasse et sert donc de refuge à une large population d’animaux sauvages, chevreuils, sangliers, renards ou blaireaux, entre autres. Or, c’est sur cet espace naturel que la municipalité a entrepris la construction d’un chemin à l’usage des pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais, ces travaux et le futur passage de ces marcheurs en quête de spiritualité ne va-t-il pas déranger la biodiversité si riche de ces lieux ? Telle est la question que se sont posés les élus. A qui s’adresser sinon aux chasseurs de la société locale pour répondre à cette inquiétude comme vous pouvez le constater dans cette vidéo de nos confrères de la Dépêche.
En effet, appelés à l’aide pour leur expertise de la faune sauvage, les chasseurs locaux ont disposé un ensemble de 7 caméras dans des endroits stratégiques de cette étendue boisée pour comptabiliser et observer le comportement de la faune sauvage. Le résultat est double: d’une part des images superbes d’animaux en pleine santé et en liberté au sein de ces bois et d’autres part la confirmation que si le jour, les travaux entrepris les poussent à la discrétion, ces animaux retrouvent leur liberté de mouvement et s’épanouissent toujours sur les lieux à la nuit tombée. De plus, quant à l’inquiétude évoquée d’un futur dérangement de cette faune par les pèlerins, le maire se veut rassurant de part le respect des bonnes pratiques, notamment le silence dû au recueillement dont savent faire preuve ceux qui empruntent les routes de Compostelle. Quant aux chasseurs, heureux de se rendre utiles, le trésorier de leur société rappelle ce qui est pour nous une évidence: « Les chasseurs peuvent s’occuper de la faune et de la flore sans faire de prélèvement ! «
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