Il y a deux ans, Joffrey, un jeune chasseur de Haute-Vienne et fidèle abonné de So Chasse, prélevait son premier cerf, un joli 10 cors. Dimanche dernier, lors d’une battue entre copains, sur leur petit territoire, Saint Hubert a choisi de bénir notre ami et celui-ci a pu croiser la route d’un très beau 12 cors de près de 200 kilogrammes qui est resté avec lui.
Une battue entre copains
Dimanche 18 janvier, Joffrey Deglane, 30 ans et 8 ans de permis de chasser, retrouvait ses amis, après de longs mois d’absence pour raisons professionnelles, sur leur territoire de 230 hectares situé à quelques kilomètres de Limoges, en Haute-Vienne. Cette petite chasse privée, dont le biotope est composé de bois et de prairie à parts égales, est riche en sangliers mais ne dispose que de 4 colliers cervidés pour cette saison 2025-2026. Au rond du matin, en plus de Joffrey, il n’étaient que 5 autres postés et un traqueur, celui-ci menant une meute de superbes griffons nivernais. Des pieds frais de plusieurs grands cervidés avaient été repérés en un point précis du territoire et nos amis espéraient donc pouvoir en croiser au moins un même si la régulation des sus scrofas restait leur priorité. Une fois les postes répartis, chacun s’en alla rejoindre sa place.
Une traque rapide sur un sanglier
Notre ami Joffrey était posté, seul sur sa ligne, sur un mirador surplombant une coupe de châtaigniers en repousse encadrée par deux grands champs. Pour tenir le poste, il était équipée de sa fidèle carabine à verrou Sauer 101, chambrée pour le très polyvalent calibre 30.06 Springfield et dotée d’une lunette de battue Ranger 4 de chez Steiner. Les munitions dont disposait notre chasseur étaient des Norma PPDC en 180 grains. A peine, les chiens posés dans la parcelle chassée, ceux-ci se mettent sur la voie d’un sanglier qui, rapidement après une courte mais très sonore menée, leur tient un ferme fort engagé. Puis, la pression de la meute étant trop importante, le suidé démarre à grand train pour finir prélevé par le tir d’un des camarades de Joffrey, à l’autre extrémité de la chasse.

De grands cervidés se dérobent
Alors que le sanglier était encore chassé par la meute, Joffrey avait bien vu une biche se dérober et passer à portée de son poste mais la distance, supérieure à 150 mètres, ne garantissant pas un tir absolument fichant, notre nemrod avait préféré la laisser passer. Mais, alors que l’annonce de la mort du sanglier retentissait par les sonneries de pibole et sur la radio, Joffrey vit arriver à travers les repousses de châtaigniers, un grand cerf majestueux. Ne cédant pas à l’excitation, notre chasseur attendit que l’animal passe la ligne à environ 60 mètres de lui et, dès l’angle de 30 degrés franchi par le cerf, un beau coup de carabine l’atteint au défaut de l’épaule. Immédiatement, le roi de la forêt s’effondra dans ses traces. Mais, on connaît la résistance de ces grands animaux, capables d’emporter sur plusieurs centaines de mètres une balle, même mortelle. Aussi, Joffrey ne prit aucun risque et voyant son grand cerf faire mine de se relever, il lui tira une balle d’achèvement en plein cou.
Un 12 cors de 199 kg !
Après avoir sonné la mort et malgré la furieuse envie d’aller contempler son prélèvement qu’il supposait déjà au moins égal à dix cors, Joffrey attendit la sonnerie de fin de traque pour aller rendre les honneurs de la dernière brisée à son cerf. Là, agenouillé auprès de son gibier, l’émotion le saisit: l’animal était magnifique, un 12 cors avec un andouiller absent, probablement cassé, d’un fort beau gabarit. De retour à leur relais de chasse avec leurs deux prises du jour, nos chasseurs ont pesé le cerf: 199 kilogrammes et des poussières. Joffrey était rempli de satisfaction pour son retour sur son territoire de cœur et il put célébrer dignement ce superbe gibier en trinquant avec ses camarades autour du verre de l’amitié. Félicitations à lui pour ce magnifique prélèvement qui, nous lui souhaitons, en annoncera encore bien d’autres !










Laisser un commentaire