Massif central : les chasseurs s’investissent pour la science sur le cerf élaphe

Cerf élaphe

Grâce à l’expertise de Marina Barbe, écologue à la FDC64, les chasseurs des Pyrénées-Atlantiques contribuent à une étude scientifique majeure sur la connectivité génétique du cerf élaphe sur les territoires de leurs homologues du Massif central. Un travail de référence qui souligne, une fois de plus, le rôle déterminant du monde cynégétique pour la connaissance et la préservation de la faune sauvage.

Une recherche d’envergure menée par les chasseurs

Dans la discrétion des laboratoires et la rigueur des analyses de terrain, la Fédération des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques s’affirme aujourd’hui comme un acteur clé de la recherche sur la grande faune. L’étude pilotée par l’Observatoire du Cerf du Massif Central (OCMC), à laquelle a contribué Marina Barbe, écologue de la FDC64, en est la parfaite illustration.

Ce travail, basé sur l’analyse génétique de plus de 850 individus, dresse un état des lieux sans précédent de la diversité et des échanges au sein des populations de cerf élaphe dans le Massif central. Il témoigne d’un investissement concret des chasseurs au service de la science, loin des clichés qui leur collent parfois à la peau.

Des résultats précieux pour la gestion de l’espèce

Les conclusions du rapport sont à la hauteur des moyens mobilisés :

  • Une diversité génétique élevée a été observée chez les cerfs du Massif central, gage de robustesse pour l’espèce et signe d’une dynamique saine des populations.
  • Des échanges importants entre massifs forestiers ont été mis en évidence, confirmant la capacité du cerf élaphe à se déplacer sur de longues distances et à maintenir une circulation génétique bénéfique.
  • Enfin, l’impact des infrastructures humaines, notamment les autoroutes, a été pointé comme un facteur limitant la connectivité : ces axes constituent de véritables barrières écologiques, fragmentant les territoires et restreignant les mouvements d’animaux.

Ces éléments offrent des perspectives concrètes pour l’aménagement du territoire et la gestion durable de la faune, confirmant que la régulation cynégétique s’inscrit dans une logique scientifique rigoureuse et dans l’intérêt de la biodiversité.

Une illustration de l’engagement du monde cynégétique

Au-delà des chiffres et des cartes, cette étude prouve que les chasseurs sont aujourd’hui à la pointe de la connaissance sur les espèces qu’ils côtoient. “Une contribution scientifique forte qui illustre l’engagement de la FDC64 pour la connaissance, la gestion durable et la préservation de la faune sauvage”, résume la fédération sur ses réseaux sociaux.

Ce partenariat exemplaire entre chercheurs, écologues et chasseurs démontre que la gestion cynégétique moderne ne se contente pas de réguler les effectifs : elle participe pleinement à la compréhension des dynamiques naturelles et à la préservation d’un patrimoine vivant commun.

Les chasseurs du 64 à la pointe de la connaissance et de la gestion des espèces

À travers cette démarche scientifique, la FDC64 montre qu’elle n’est pas seulement un acteur de terrain, mais également un partenaire incontournable de la connaissance et de la gestion raisonnée des espèces. Une voie à suivre pour toutes les fédérations désireuses de lier passion, responsabilité et science au service de la faune sauvage. Les curieux, les gestionnaires et tous ceux qui souhaitent aller plus loin peuvent télécharger le rapport intégral sur le site de la FDC64 :
https://chasseurs64.com/cerf-elaphe-une-etude…/

Partager cet article


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Depuis la proposition de loi du sénateur Patrick Chaize visant à « améliorer la sécurité à la chasse », le...

Découvrez d'autres articles

Retour en haut