Béarn : un chasseur très gravement blessé par la charge d’un sanglier et sauvé de la mort par un de ses camarades

Sanglier

Dimanche 4 janvier, à Géronce (Pyrénées-Atlantiques), un traqueur a été grièvement blessé par un sanglier particulièrement agressif lors d’une battue. L’intervention rapide de l’un de ses camarades, formé aux premiers secours, lui a sauvé la vie. Un rappel des risques de la chasse du sanglier et de l’engagement des chasseurs pour la sécurité de tous.

Quand la battue au sanglier tourne au drame : chiens et traqueurs en première ligne

Dimanche 4 janvier, sur la commune de Géronce, la battue organisée par des chasseurs locaux a failli virer au drame. Deux chiennes sont lancées derrière un sanglier de 80 kg, mais l’animal, acculé, choisit d’affronter ses poursuivantes : l’une est tuée sur le coup, l’autre sérieusement blessée. Le sanglier, loin de se calmer et pourtant indemne de toute blessure, repère un traqueur et se rue sur lui. Jeté à terre, l’homme subit de graves blessures aux quatre membres, au thorax et au dos.

La violence de l’attaque aurait pu être fatale sans la réaction exemplaire d’un autre chasseur, alerté par les cris : gestes de premiers secours, maintien allongé pour limiter l’hémorragie, appel immédiat des secours par talkie-walkie, et pose d’un garrot improvisé avec une laisse à chiens. Une trousse de secours, présente dans le véhicule du responsable de battue, a permis d’agir dans l’urgence. Les secours, arrivés rapidement, ont salué l’efficacité de ces réflexes, qui ont stabilisé l’état du blessé avant son évacuation en hélicoptère vers l’hôpital de Pau.

Des risques bien réels, une solidarité indispensable

Cette journée n’était pourtant pas terminée : le soir même, les mêmes chasseurs sont appelés pour intervenir après une collision impliquant une dizaine de sangliers à proximité du rond-point de Geüs-d’Oloron. Le véhicule impliqué est hors d’usage, remorqué par une dépanneuse.

Ces événements, aussi dramatiques qu’ils soient, rappellent une vérité que beaucoup oublient : La chasse joue un rôle essentiel dans la régulation du grand gibier, au service de la sécurité publique. Mais cette mission comporte des risques majeurs, tant pour les chasseurs que pour leurs chiens. Elle exige un engagement humain, matériel et financier dont peu mesurent la portée.

Se former, s’équiper, communiquer : les priorités absolues sur le terrain

Disposer d’une trousse de premiers secours adaptée, pour les hommes comme pour les chiens, et former chaque équipe aux gestes qui sauvent, peut à tout moment changer le destin de l’un des nôtres. « Se former, s’équiper et communiquer restent des priorités absolues sur le terrain », rappelle la FDC64 dans son communiqué.

Cet accident, survenu en Béarn, souligne une réalité du quotidien des chasseurs : derrière chaque battue, il y a des hommes, des chiens, des risques, et surtout une solidarité sans faille. Parce qu’en régulant le grand gibier, ils agissent au service de tous… souvent au péril de leur propre sécurité. Toute la rédaction de So Chasse tient à apporter son soutien au chasseur blessé, lui souhaitant un prompt rétablissement et félicite son camarade pour son sang froid et sa réactivité dans une situation aussi dramatique.

Partager cet article


3 réponses à “Béarn : un chasseur très gravement blessé par la charge d’un sanglier et sauvé de la mort par un de ses camarades”

  1. Anonyme

    Bravo pour ce chasseur pour son sang-froid et la bonne entente de ce groupe et un bon rétablissement à ce chasseur

  2. Bob26

    La chasse du sanglier n’est pas une chasse comme les autres.
    Les plus hardi ne mesurent pas toujours le danger et même en étant prudent le pire est vite arrivé. La preuve avec cet accident grave ! le piqueur ne devait pas être armé peut être ? Certains sont pour d autres contre. Je pense que dans cette équipe si c’était le cas la discussion doit être lancée..
    Bon rétablissement et merci à ceux qui prennent le plus de risques avec leurs chiens pour notre plus grand plaisir.

  3. Y.A

    qu’en au dernier qui vint me voir le 22/11/25 n’était pas venu pour me faire un bisounours il fût prélever d’une seule balle, je n’ai pas sali ma culotte rassurez vous, mais je confirme toujours à l’esprit que c’est un animal parfois vindicatif rapide fascinant mais dangereux..
    comme précédemment je souhaite a notre infortuné chasseur une remise en forme rapide et qu’il ne garde pas en tête ce mauvais souvenir pour revenir rapidement parmi nous en pleine forme

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Depuis la proposition de loi du sénateur Patrick Chaize visant à « améliorer la sécurité à la chasse », le...

Découvrez d'autres articles

Retour en haut