Gard : la « guerre » contre les sangliers relancée par la division des chasseurs d’une commune

Dégâts sangliers

Dans le Gard, département champion de France des prélèvements de sangliers en 2024-2025, la prolifération du grand gibier s’aggrave dans certaines communes. Près du Vigan, un agriculteur excédé alerte sur des dégâts toujours plus importants, dénonçant à la fois l’impuissance des mesures officielles et la discorde entre chasseurs locaux. À Aulas, la régulation tourne au casse-tête, au point que certains évoquent, à l’italienne, le recours à l’armée.

Quand le sanglier met les nerfs à vif

« Est-ce qu’il faut qu’on fasse venir l’armée pour tuer des sangliers ? » Le cri du cœur d’André Fort, agriculteur à Aulas, dans les colonnes de nos confrères d’Actu Nîmes, illustre le ras-le-bol grandissant face aux dégâts à répétition. Pommiers ravagés, passages de tracteur entravés par les trous, jardins dévastés : la situation devient insupportable. « Moi-même, pour en éviter un, je suis déjà tombé à la renverse. »

Record national, mais inefficacité locale

Si le Gard caracole en tête des prélèvements nationaux avec plus de 31 000 sangliers tués en une saison, la pression du gibier ne faiblit pas partout. « J’ai déjà vu un groupe de douze sangliers réunis ! », s’alarme l’agriculteur, qui multiplie les signalements auprès de la mairie.

Division fatale des chasseurs

Pour André Fort, la cause du problème est claire : la rivalité persistante entre les deux sociétés de chasse du village, qui a conduit à la raréfaction des battues depuis trois ans. « Le souci, c’est qu’il n’y a pas assez de battues », déplore-t-il. Dans un contexte où la société civile se montre de plus en plus critique envers la chasse, cette division entre chasseurs profite surtout… aux sangliers. Plus que jamais, l’union et la responsabilité collective devraient primer sur les querelles de clocher.

Arrêtés et limites des solutions officielles

Du côté de la mairie, on rappelle qu’un arrêté préfectoral a bien été pris pour tenter de contenir la population de suidés, mais la commune d’Aulas n’est pas un cas isolé. Le sanglier, désormais présent jusque dans les zones périurbaines, impose une régulation efficace : à chacun de prendre ses responsabilités, sous peine de voir le problème continuer à exploser, au point d’en arriver, qui sait, à demander, comme chez nos voisins transalpins, le renfort de l’armée…

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