Samedi dernier, une laie de près de 70 kg a été vue et photographiée en plein centre-ville d’Issoudun (Indre) alors qu’elle déambulait semble-t-il à la recherche de nourriture. Ses pérégrinations l’ont conduite jusque sur le marché de la commune où elle a pu être anesthésiée par un vétérinaire avant d’être prise et relâchée dans son milieu naturel. Personne n’a été blessé.
Une laie en plein centre-ville de la sous-préfecture de l’Indre
Samedi 28 février, de bon matin, les badauds ont pu faire une rencontre assez inhabituelle dans les rues d’Issoudun. En effet, peu avant 8h du matin, une laie d’environ 65-70 kg déambulait dans les rues de la sous-préfecture. Elle n’était pas agressive comme a pu en témoigner Marc Kugelstadt, le directeur du centre hospitalier local au micro de nos confrères de France Bleu: « J’ai d’abord cru à un gros chien de loin. Elle n’était pas agressive du tout. Elle a suivi un monsieur à vélo. C’est quand même impressionnant.«
La laie sur le marché pour faire ses emplettes !
L’animal visiblement affamé, a fini sa promenade sur la place où se tenait le marché hebdomadaire de la commune, probablement en quête de nourriture, plus rare en cette fin d’hiver dans son milieu naturel forestier. Un vétérinaire, réquisitionné par les autorités, a pu s’approcher de l’animal pour l’anesthésier et le suidé, une fois endormi, a été évacué pour être relâché dans la nature. Par chance, malgré la dangerosité intrinsèque de l’animal, personne n’a été blessé dans l’aventure
Une situation cocasse mais de plus en plus fréquente
La surpopulation de l’espèce sus scrofa que connaît notre pays, à l’instar de l’ensemble de l’Europe, entraîne de plus en plus d’incursions de ces animaux en milieu urbain ce qui pose de sérieux problème de sécurité et de dégâts pour les humains: collisions routières, jardins et pelouses détournés ou poubelles renversées et étalées sur les trottoirs. Parfois même, des personnes sont chargées et blessées, comme à Marseille en mars 2023 quand une petite fille de 10 ans a fini aux urgences après une rencontre urbaine avec une compagnie de sangliers. Pourtant avec plus de 870 000 prélèvements lors de la saison 2024-2025 et au moins autant cette année, les chasseurs font leur maximum pour réduire les populations en pleine explosion sous l’effet du réchauffement climatique












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