À Ambierle, près de Roanne (Loire), l’irruption d’un sanglier dans le centre du village a déclenché une scène de chaos ce samedi. Malgré la mobilisation des gendarmes et de la municipalité, c’est une fois de plus aux chasseurs qu’il a fallu faire appel pour neutraliser un animal devenu incontrôlable. Un épisode révélateur du rôle irremplaçable des chasseurs face aux incidents impliquant la grande faune.
Un sanglier paniqué au cœur du bourg
Tout commence en début d’après-midi, quand un sanglier d’environ 60 kg, effrayé par une voiture sur la route, s’engouffre en pleine panique dans le centre d’Ambierle. Après avoir sauté un mur, l’animal se retrouve coincé dans une enclave comprenant trois propriétés, au cœur du village. Piégé, il tourne en rond, s’affole, et finit par défoncer une fenêtre d’habitation, heureusement protégée par des barreaux, évitant ainsi que l’animal ne pénètre dans la maison.
Deux heures de tension et d’angoisse
À l’intérieur, les occupants, apeurés, se barricadent et préviennent les secours. Gendarmerie, Office français de la biodiversité et municipalité se mobilisent : il s’agit de sécuriser le périmètre pour éviter tout risque pour la population. Malgré tous les efforts, impossible de maîtriser le sanglier qui, en plus des dégâts matériels, menace la sécurité du voisinage.
L’arrêté d’abattage en urgence et l’intervention des chasseurs
Face à la gravité de la situation, le maire d’Ambierle prend un arrêté en urgence pour autoriser l’abattage de l’animal. Ce sont finalement les chasseurs de la société locale qui, après avoir sécurisé la zone, interviennent et mettent fin à l’incident peu avant 16h30. L’animal est abattu sans qu’aucun blessé ne soit à déplorer, mais les stigmates matériels témoignent de la violence de la scène.
Chasseurs : les seuls à la hauteur dans l’urgence
Ce nouvel épisode, à quelques semaines d’intervalle d’un autre sanglier qui avait détruit une vitrine de boulangerie à Commelle-Vernay, rappelle une vérité trop souvent oubliée : dans ces situations de crise, ce sont toujours les chasseurs que l’on appelle à la rescousse. Leur sang-froid, leur connaissance du terrain et leur sens des responsabilités font d’eux les plus à même d’agir vite et bien, là où ni les forces de l’ordre ni les autres services ne peuvent intervenir efficacement.












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