Après des constatations de la présence de sangliers et un accident routier le 31 décembre dernier, la vitesse a été abaissée à 90 km/h sur l’A7, entre Montélimar-nord et Bollène, dans la Drôme. Un énième épisode qui met en lumière un fléau bien connu des usagers et des chasseurs : la prolifération des sangliers, toujours plus présents jusque sur les grands axes autoroutiers.
Des sangliers au cœur du trafic
Sur l’autoroute A7, dans la Drôme, les sangliers sont devenus les véritables « bêtes noires » des automobilistes. La semaine dernière, la présence de marcassins a été signalée à proximité du péage de Montélimar-nord. Vinci Autoroutes précise : « Dès que nous recevons une alerte, un patrouilleur se rend sur le secteur pour tenter de retrouver l’animal et le faire sortir du réseau. »
Malgré les clôtures spécifiques, les sangliers parviennent encore à accéder aux voies, notamment par les abords des péages. Par mesure de sécurité et sur arrêté préfectoral, la vitesse a donc été réduite à 90 km/h dans les deux sens entre Montélimar-nord et Bollène. Des panneaux lumineux informent également les conducteurs de la présence possible d’animaux errants.
Un fléau reconnu, une mobilisation collective
Vinci Autoroutes rappelle que « la direction départementale des territoires (DDT), les lieutenants de louveterie et les fédérations des chasseurs sont également alertés. Ils apportent leurs expertises et leurs diagnostics pour lutter contre ce fléau. »
Ce travail en réseau, associant services de l’État et monde cynégétique, vise à anticiper et prévenir autant que possible le risque d’intrusion de la faune sauvage sur les grands axes, même si la vigilance reste de mise à chaque instant.
Accidents à répétition, drames évités de justesse
Le 31 décembre, vers 19h30, un carambolage impliquant trois véhicules est survenu à hauteur de Donzère, après une collision entre une voiture et un sanglier : deux femmes de 59 et 21 ans ont été blessées, l’A7 a été coupée à la circulation le temps de l’intervention des secours.
L’histoire de la Drôme garde le souvenir d’un drame bien plus grave : le 1er janvier 2011, peu après minuit, à Sauzet, une jeune femme de 22 ans avait perdu la vie dans un suraccident lié à la traversée d’un sanglier, alors qu’elle et deux autres personnes, grièvement blessées, venaient d’en heurter un avec leur véhicule.
Des battues administratives, mais pas de solution miracle
Régulièrement, des battues administratives sont organisées, comme en janvier 2025 près du péage de Tain-l’Hermitage. Mais pour l’instant, la préfecture n’a pas programmé de nouvelle intervention sur le secteur de Montélimar.
Face à un phénomène qui ne faiblit pas, la coordination entre services de l’État, sociétés d’autoroutes et chasseurs demeure essentielle pour limiter les risques, sans jamais pouvoir garantir un risque zéro. Les usagers, eux, sont invités à redoubler de prudence sur ces portions devenues, année après année, le théâtre d’une cohabitation toujours plus tendue avec la grande faune sauvage.












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