Peste porcine africaine : alerte maintenue à la frontière espagnole, les chasseurs mobilisés

Sanglier espagnol mort de la PPA

L’inquiétude monte à la frontière franco-espagnole. Deux nouveaux cas de peste porcine africaine (PPA) viennent d’être confirmés chez des sangliers en Catalogne, dans une zone déjà sous surveillance renforcée. Si, pour l’instant, le périmètre des restrictions n’est pas élargi, la menace reste réelle pour la filière porcine et l’équilibre rural, à quelques encablures du territoire français.

Une vigilance de tous les instants

Les autorités catalanes ont détecté ces deux nouveaux cas près de Cerdanyola del Vallès, au nord de Barcelone, à seulement 150 km du Perthus et donc des Pyrénées-Orientales. Le premier foyer avait été repéré fin novembre, et depuis, la surveillance n’a jamais cessé. Sangliers morts recherchés, prélèvements systématiques, analyses de laboratoire : tout est mis en œuvre pour contenir l’épidémie dans la faune sauvage avant qu’elle ne franchisse la frontière.

Un risque économique majeur

La peste porcine africaine ne menace pas la santé humaine, mais son impact peut être dramatique pour les éleveurs. Abattages massifs, exportations bloquées, élevages en quarantaine : chaque cas détecté fait peser un risque sur l’ensemble de la filière porcine, pilier de nombreuses économies rurales, tant en France qu’en Espagne.

Les chasseurs en première ligne

Face à ce danger, les fédérations françaises de chasseurs, en particulier dans les Pyrénées-Orientales, multiplient les appels à la vigilance. La FDC 66 a demandé à tous ses adhérents d’être particulièrement attentifs lors des battues et de signaler sans délai toute découverte de sanglier mort ou malade. Ce sont les chasseurs, premiers sentinelles du terrain, qui permettent souvent la détection rapide de la maladie et l’activation des protocoles sanitaires.

Des mesures strictes pour protéger les élevages

En Espagne comme en France, l’accès à la nature est limité dans les zones sensibles. Les populations de sangliers font l’objet de régulations pour limiter la propagation, et des barrières physiques sont installées pour contenir les déplacements. Sur les exploitations, le respect strict des mesures de biosécurité s’impose, car la moindre négligence peut avoir des conséquences désastreuses.

Rappel : la coopération est la clef

Les autorités catalanes, tout comme leurs homologues françaises, insistent sur l’importance de la coopération entre services sanitaires, éleveurs et monde de la chasse. Tant que l’alerte sanitaire restera active, la vigilance doit être totale, car la peste porcine africaine ne connaît pas les frontières. C’est en restant unis et réactifs que l’on préservera l’avenir de l’élevage porcin et de la ruralité.

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