TF1 recueille les témoignages : ces Landais percutés par des sangliers et des chevreuils
Dans ce reportage, TF1 est allé à la rencontre d’automobilistes des Landes ayant vécu des collisions avec des sangliers et
Lire la suiteFace à la prolifération des sangliers, la chasse collective s’impose dans les Landes comme une mission essentielle pour protéger les cultures, prévenir les accidents et préserver la ruralité. À Buanes, France 3 a suivi une battue encadrée où la passion, l’engagement et la rigueur font toute la différence. Reportage à découvrir en vidéo.
Dans le petit village de Buanes, la scène se répète chaque semaine : avant le lever du jour, une vingtaine de chasseurs se retrouvent pour organiser la battue au sanglier. La sécurité, pilier de toute chasse collective, occupe la première place : consignes rappelées, positionnements scrupuleusement étudiés, communication constante et chiens formés pour encadrer la traque sur près de 20 hectares. Ici, rien n’est laissé au hasard.
“Dans les Landes, la présence du sanglier en ville n’est plus une image exceptionnelle. Terrains de sport, jardins, routes… Leur population importante engendre des conséquences bien réelles : dégâts agricoles, risques routiers et proximité croissante avec les zones habitées”, rappelle la FDC 40. L’organisation de ces battues est une réponse directe à ces enjeux, fruit d’un travail collectif où chaque chasseur agit en bénévole, au service de l’intérêt général.
La battue n’est pas qu’un acte de gestion : c’est un temps de partage et de solidarité. Certains des chasseurs présents pratiquent cette discipline depuis plus de 60 ans. De part les munitions utilisées et le comportement imprévisible de ce gibier, la chasse au sanglier est unanimement reconnue comme l’une des plus exigeantes et des plus dangereuses, comme le souligne Stéphane Labrouche, responsable communication de la FDC 40 dans le reportage de France 3. Entre longues heures de patience, transmission des gestes et respect du territoire, c’est tout un pan de la vie rurale qui s’exprime, loin des caricatures habituelles.
La discipline et la vigilance sont de mise, notamment après plusieurs incidents récents qui rappellent la puissance de l’animal et l’exigence du terrain. Les consignes sont strictes, les tirs encadrés : à Buanes comme partout dans les Landes, la sécurité des participants et du public reste la priorité absolue.
Si la battue occupe une place centrale dans la culture landaise, c’est d’abord parce qu’elle répond à une nécessité concrète. Chaque année, entre 17 000 et 20 000 sangliers sont prélevés dans le département. Pourtant, malgré cette régulation, les dégâts agricoles persistent et la pression sur les territoires ruraux ne faiblit pas. Les sangliers retournent les terrains de sport, saccagent les jardins, multiplient les collisions sur les routes. Les chiffres sont éloquents : au niveau national, plus de 80 millions d’euros de dégâts financés uniquement par les chasseurs, une réalité trop souvent ignorée du grand public.
Les battues, organisées jusqu’à deux fois par semaine jusqu’à la fin mars, incarnent cette mobilisation collective. À Buanes, trois animaux ont été prélevés lors de la battue suivie par France 3 : un geste nécessaire pour limiter les nuisances, préserver les cultures et protéger les habitants. On notera au passage les images d’un superbe tir sur une laie de 35 kg réalisé par l’un des protagonistes de cette battue.
Au-delà de la tradition, la chasse au sanglier s’affirme comme un acte citoyen et une responsabilité partagée. Les chasseurs, épaulés par les agriculteurs landais et soutenus par les services de l’État, répondent présents face à la surpopulation animale et à ses conséquences directes pour l’ensemble du territoire. La FDC 40 rappelle : “Ces battues totalement bénévoles sont indispensables pour contrôler les populations de sangliers. Rappelons que tous les ans, l’espèce cause plus de 80 millions d’euros de dégâts financés par les seuls chasseurs, démonstration d’un engagement au service de l’intérêt général et pas assez connu du grand public…”
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