Dans l’Aveyron, une chasse minutieusement préparée a permis à Amélie, chasseresse passionnée, de prélever un sanglier mâle de 108 kg. Un beau tableau qui illustre la montée en puissance des femmes dans la chasse, tout en mettant à l’honneur le travail collectif et le savoir faire cynégétique local.
Un pied minutieux et une organisation sans faille
Tout a débuté à l’aube, sous la brume matinale du Monastère sur la commune de Coubisou. Nathalie et Raymond, l’expérience chevillée au corps, partent faire le pied et repérer les traces laissées par les sangliers dans la nuit. Rapidement, les deux teckels de Nathalie, Vitesse et Vanille, confirment la fraîcheur d’une piste : le sanglier est là, déjà remisé. À ce stade, pas question de brusquer les choses : la battue doit s’organiser dans les règles de l’art, chacun à son poste, sans précipitation ni bruit inutile. Les lignes de tir sont composées et la responsabilité de celle située le long du ruisseau la Coussane, est confiée à Amélie, accompagnée de sa fillette Nora, très probablement une future chasseresse.
L’efficacité des chiens et la solidarité d’une équipe
Au signal, Obélix, le chien rapprocheur conduit par Philippe, entre en scène. Fin limier, il remonte la voie avec assurance, jusqu’à se mettre au ferme sur le sanglier. L’animal démarre soudain, file vers la ligne des postés, et débouche exactement là où attendent Amélie et Nora. Chasseresse expérimentée, Amélie ajuste son tir et prélève sans trembler un superbe sanglier mâle, solidement armé, qui accusera 108 kg sur la balance. Un instant rare, salué par toute l’équipe, qui rassemble la grande famille de la chasse autour d’un magnifique prélèvement.
Les femmes à l’honneur, la ruralité fière de ses traditions
Ce trophée assez impressionnant, tant au niveau du poids que de la taille des défenses, témoigne non seulement du savoir-faire local en matière de battue, mais aussi de la place grandissante des chasseresses dans le monde cynégétique. Amélie, accompagnée de sa fille Nora, incarne ce renouveau, où la passion de la chasse se transmet et s’affirme désormais au féminin. Désormais, il ne reste plus qu’à attendre la cotation officielle du trophée… et à partager, autour d’un verre et de félicitations, la fierté d’une journée réussie.












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