Le brame du cerf n’a décidément jamais autant attiré. À Charleville-Mézières, les soirées organisées par le parc animalier affichent complet avant même le début des premières observations. Un succès qui confirme l’engouement du public pour ce grand rendez-vous automnal, alors que quelques places resteraient encore disponibles pour les soirées proposées par la Fédération départementale des chasseurs des Ardennes.
Un succès annoncé avant même la première soirée
Nous vous présentions le 2 septembre dernier les quatre soirées consacrées au brame du Cerf élaphe organisées par la Fédération départementale des chasseurs des Ardennes en partenariat avec le parc animalier de Charleville-Mézières. Quelques semaines plus tard, l’engouement est bien au rendez-vous. Le parc animalier organise lui-même depuis une dizaine d’années des soirées d’observation durant la période du brame. Cette année, toutes les places avaient déjà trouvé preneur avant même la première session, organisée le lundi 28 septembre. « Nous sommes complets depuis quelques jours. Les gens nous en parlent déjà l’été, c’est généralement quelque chose de très attendu », explique Lolita Pilet, responsable du parc animalier, citée par France 3 Grand Est. Les groupes sont volontairement limités à une vingtaine de participants. Une heure est consacrée à l’observation des animaux depuis l’extérieur des enclos, puis une seconde heure permet aux soigneurs d’expliquer le comportement des cerfs, le cycle de pousse des bois et le fonctionnement du brame.
Le brame fascine bien au-delà du monde de la chasse
Ce succès est intéressant à plus d’un titre. Le Cerf élaphe et son brame constituent évidemment un spectacle familier pour nombre de chasseurs et de ruraux, mais ils attirent désormais un public beaucoup plus large, désireux de découvrir cet animal et son comportement durant la période de reproduction. Pendant quelques semaines, les grands mâles consacrent l’essentiel de leur activité à rassembler et surveiller les biches tout en tenant leurs rivaux à distance. Les puissants mugissements qui résonnent alors dans les massifs permettent aux cerfs de signaler leur présence et d’évaluer leurs adversaires avant d’éventuels affrontements. Cet intérêt dépasse largement les Ardennes. Les retransmissions consacrées au brame proposées sur la plateforme numérique de France Télévisions auraient ainsi totalisé 376 000 connexions l’an dernier. Une audience qui montre à quel point le spectacle du grand cervidé continue de fasciner un public très éloigné des seuls chasseurs.
La Fédération des chasseurs propose encore ses propres soirées
Les personnes qui n’ont pas obtenu de place pour les animations du parc animalier disposent encore d’une possibilité. Selon France 3 Grand Est, quelques places restent disponibles pour les soirées organisées par la Fédération départementale des chasseurs des Ardennes en partenariat avec le parc. Comme nous l’expliquions début septembre, quatre rendez-vous étaient programmés les mardi 29 septembre, mercredi 30 septembre, mardi 6 octobre et mercredi 7 octobre 2026. Les participants sont accueillis au Centre de la Chasse et de la Nature de Saint-Laurent pour une présentation consacrée à la biologie, aux mœurs et au suivi du cerf dans les Ardennes. Ils rejoignent ensuite le parc animalier de Charleville-Mézières pour environ une heure et demie d’observation et d’écoute du brame, avant de terminer la soirée autour d’un repas convivial. Le tarif est fixé à 30 euros par personne, repas compris hors boissons. Les groupes sont limités à 20 participants.
Observer sans déranger
L’engouement actuel pour le brame rappelle aussi la nécessité d’observer les animaux avec précaution. La période du rut est particulièrement exigeante pour les grands mâles, qui réduisent fortement leur alimentation et dépensent une énergie considérable à surveiller les biches et repousser leurs concurrents. Les rassemblements anarchiques sur les places de brame, les approches trop rapprochées ou encore l’utilisation de phares et de projecteurs peuvent provoquer un dérangement important. Les soirées encadrées telles que celles organisées par le parc animalier et la Fédération des chasseurs permettent au contraire de découvrir ce spectacle dans de bonnes conditions tout en bénéficiant des explications de professionnels connaissant parfaitement l’espèce. Pour connaître les dernières disponibilités et s’inscrire aux soirées de la Fédération départementale des chasseurs des Ardennes, les personnes intéressées peuvent contacter Allan Bouchez au 06 61 02 11 60 ou par courriel à [email protected].











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