Caille des blés : ce qu’il faut savoir pour l’ouverture du 29 août

caille des blés

Les amateurs de la chasse à la caille des blés ont rendez-vous ce samedi 29 août avec l’ouverture nationale de ce gibier. Mais cette saison encore, la chasse de ce petit migrateur est soumise à des règles précises. Date d’ouverture, prélèvement maximal autorisé, déclaration dans ChassAdapt ou carnet de prélèvement : So Chasse fait le point avant les premiers coups de fusil.

Demain, le grand jour pour la caille

Après le gibier d’eau le 21 août, c’est au tour de la caille des blés de faire le bonheur des amateurs de chasse aux migrateurs. L’arrêté ministériel du 24 mars 2006 fixe l’ouverture de la chasse de la caille des blés au dernier samedi d’août. Cette année, le calendrier nous conduit donc au samedi 29 août 2026. Une ouverture anticipée par rapport à l’ouverture générale dans de nombreux départements, qui permet notamment aux chasseurs et à leurs chiens de retrouver les chaumes, prairies, luzernes et autres couverts fréquentés par ce petit galliforme migrateur.

Un PMA de 15 cailles par jour et par chasseur

Depuis l’arrêté ministériel du 27 août 2025, la chasse de la caille des blés est soumise à un prélèvement maximal autorisé national. Celui-ci est fixé à 15 cailles par jour et par chasseur, sur l’ensemble du territoire métropolitain. Il ne s’agit donc pas d’un quota annuel collectif, mais bien d’une limite individuelle quotidienne applicable à chaque chasseur. Une règle importante à avoir en tête dès cette ouverture.

Chaque prélèvement doit être déclaré

Autre changement majeur intervenu depuis la saison dernière : les prélèvements de cailles doivent être enregistrés. L’arrêté du 27 août 2025 prévoit que tout chasseur ayant prélevé une caille des blés doit l’enregistrer en temps réel, dès qu’il est en possession de l’oiseau, dans l’application mobile ChassAdapt mise à disposition par la Fédération nationale des chasseurs. Le texte prévoit toutefois une alternative pour la caille : à défaut d’enregistrement dans ChassAdapt, le chasseur peut utiliser un carnet de prélèvement distribué par sa Fédération départementale des chasseurs. La disposition exceptionnelle qui permettait encore, pour la seule saison 2025-2026, une déclaration globale en fin de campagne en l’absence de ces deux moyens n’est en revanche plus applicable cette saison. Il convient donc de partir chasser en étant équipé de l’un des dispositifs prévus.

ChassAdapt : mieux vaut préparer l’application avant de partir

Pour ceux qui choisissent ChassAdapt, quelques précautions peuvent éviter bien des déconvenues une fois sur le terrain. La Fédération nationale des chasseurs recommande de se connecter à l’application avant le départ et de la laisser se synchroniser avec ses serveurs. La date et l’heure de la dernière synchronisation sont visibles sur l’écran d’accueil. L’application peut ensuite fonctionner sans couverture mobile, un point particulièrement appréciable lorsque la chasse conduit dans des secteurs où le réseau est inexistant. Depuis l’été 2025, la FNC rappelle que la déclaration des prélèvements de caille des blés fait partie des déclarations obligatoires intégrées à ChassAdapt.

Un petit migrateur venu d’Afrique

La caille des blés est un oiseau à part dans notre gibier à plumes. Contrairement à d’autres espèces comme la perdrix rouge ou la perdrix grise, elle est migratrice. Une grande partie des oiseaux qui se reproduisent en Europe gagne l’Afrique à la mauvaise saison avant de remonter vers leurs territoires de reproduction au printemps. Très discrète, la caille passe l’essentiel de son temps au sol. Son plumage brun et fortement strié constitue un camouflage remarquable dans les céréales et les herbes. On l’entend d’ailleurs généralement bien avant de l’apercevoir, notamment grâce au chant caractéristique du mâle. À la fin de l’été, les mouvements migratoires commencent et les chasseurs peuvent rencontrer des oiseaux locaux mais également des cailles déjà engagées dans leur migration vers le sud.

Une chasse où le chien tient le premier rôle

Pour beaucoup de chasseurs, l’intérêt de la caille réside autant dans l’oiseau lui-même que dans la manière de le rechercher. Elle se chasse essentiellement devant soi avec un chien d’arrêt. Setter, pointer, épagneul ou braque travaillent dans les chaumes, les prairies, les luzernes et les autres couverts susceptibles d’abriter les oiseaux. La caille tient parfois remarquablement bien devant le chien. Puis vient l’envol. Petit oiseau, départ soudain et souvent très proche du chasseur, vol rapide et généralement assez bas : le tir réclame de la vivacité mais aussi beaucoup de maîtrise. C’est une chasse simple dans son principe, sportive dans son exécution et qui offre surtout de magnifiques occasions de voir travailler son chien.

Attention aux particularités locales

La date nationale du dernier samedi d’août ne dispense toutefois pas les chasseurs de vérifier la réglementation applicable dans leur département. Certaines dispositions locales peuvent en effet modifier les possibilités de chasse selon les territoires ou les zones concernées. C’est particulièrement important dans les départements comportant des réglementations spécifiques ou des secteurs de montagne. Avant de partir samedi matin, le bon réflexe reste donc de consulter les informations diffusées par sa Fédération départementale des chasseurs et l’arrêté applicable sur son territoire. En Dordogne, par exemple, l’ouverture générale n’interviendra que le 13 septembre à 8 heures. La réglementation préfectorale renvoie cependant aux arrêtés ministériels spécifiques pour le gibier migrateur et le gibier d’eau. La caille des blés bénéficie donc bien de son ouverture anticipée nationale.

Rendez-vous samedi dans les chaumes

Petit oiseau de quelques dizaines de grammes, la caille des blés occupe une place particulière dans le cœur de nombreux chasseurs au chien d’arrêt. Ce samedi 29 août marquera donc le véritable début de saison pour certains d’entre eux, plusieurs semaines parfois avant de retrouver perdrix et faisans. Avec trois règles essentielles à garder en tête : vérifier les dispositions locales, ne jamais dépasser 15 cailles par jour et par chasseur et déclarer chaque prélèvement conformément à la réglementation. Ensuite, il ne restera plus qu’à faire confiance au nez du chien.

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Né en 1973, Frédéric Buszkowski vit en Dordogne. Ancien sous-officier de l'armée de Terre puis technicien supérieur à la SNCF, il est chasseur passionné depuis plus de vingt ans. Sa pratique couvre un large éventail de modes de chasse : le grand gibier en battue et à l'affût, le pigeon ramier en palombière, le petit gibier à plumes, ainsi que la régulation des corvidés. Fort de son expérience de terrain, il met aujourd'hui ses connaissances du monde cynégétique au service de So Chasse en tant que rédacteur, avec une approche à la fois rigoureuse, pratique et ancrée dans les réalités de la chasse française.

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