Un chasseur a perdu la vie dimanche 4 octobre à Entrages, près de Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence. L’homme a fait une chute alors qu’il évoluait dans un secteur particulièrement escarpé. Malgré l’intervention héliportée des secouristes du PGHM de Jausiers et d’un médecin, il n’a pas survécu à ses blessures. Un drame survenu pendant une sortie à la chasse, mais qui, au sens de la classification retenue par l’Office français de la biodiversité, ne constitue pas un accident de chasse puisqu’aucune atteinte par arme n’est en cause.
Une chute dans le bois des Dourbettes
Les faits se sont produits dimanche 4 octobre dans l’après-midi sur la commune d’Entrages, située à quelques kilomètres à l’est de Digne-les-Bains. Le chasseur évoluait dans le secteur du bois des Dourbettes lorsqu’il a fait une chute dont les circonstances précises restent encore à déterminer. Le relief particulièrement accidenté des lieux a nécessité l’engagement de moyens spécialisés. D’après certaines sources, la victime était âgée de 63 ans. Elle aurait chuté de plusieurs mètres dans le secteur du ravin de Vabre alors qu’elle venait de tirer. L’hypothèse d’un malaise précédant la chute a également été évoquée, mais elle n’est pour l’heure pas établie. L’homme aurait par ailleurs été conseiller municipal à Entrages.
Le PGHM héliporté sur place
Compte tenu de la difficulté d’accès au secteur, le peloton de gendarmerie de haute montagne de Jausiers a été mobilisé. Les secouristes ont été transportés sur place avec un médecin à bord de l’hélicoptère Choucas 04. Malgré leur intervention, le chasseur est décédé des suites de ses blessures. Les circonstances exactes de la chute restent à préciser. À ce stade, aucun élément ne fait état d’une blessure provoquée par un tir. Il s’agit donc d’un décès survenu à l’occasion d’une sortie de chasse, mais pas d’un accident de chasse au sens où l’entend l’OFB.
Pourquoi ce n’est pas un « accident de chasse »
La nuance a son importance, notamment lorsque sont établis chaque année les chiffres de l’accidentologie cynégétique. L’Office français de la biodiversité définit en effet un accident de chasse comme une blessure corporelle consécutive à l’emploi d’une arme de chasse. Les chutes, malaises ou autres accidents survenant pendant une journée de chasse sans intervention d’une arme ne sont donc pas comptabilisés dans cette catégorie. Cette distinction est régulièrement perdue dans le traitement médiatique de ce type de drame. Le simple fait qu’un événement survienne alors qu’une personne chasse ne suffit pas à en faire statistiquement un accident de chasse.
Un autre décès après une chute en septembre
Ce drame intervient moins d’un mois après un autre décès survenu dans le même département. Dimanche 13 septembre, jour de l’ouverture dans une partie des Alpes-de-Haute-Provence, un chasseur de 90 ans avait perdu la vie à Saint-Paul-sur-Ubaye après une chute d’environ cinq mètres dans une forêt située en terrain difficile d’accès. Là encore, le PGHM de Jausiers avait été mobilisé. Le nonagénaire n’avait pas survécu au choc. Là encore également, en l’absence de blessure provoquée par une arme de chasse, ce décès ne relève pas de la catégorie des accidents de chasse telle qu’elle est définie par l’OFB.
La montagne reste un terrain exigeant
Ces deux décès survenus à quelques semaines d’intervalle rappellent que les principaux dangers rencontrés au cours d’une journée de chasse ne se limitent évidemment pas aux armes. En montagne, les chasseurs évoluent souvent sur des pentes importantes, dans des ravins, sur des sols instables ou au milieu de secteurs boisés particulièrement accidentés. Une glissade, un faux pas, une perte d’équilibre ou un malaise peuvent alors avoir des conséquences dramatiques, comme pour toute autre activité pratiquée dans ce type de milieu. La rédaction de So Chasse présente ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de ce chasseur.











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