Scène de barbarie dans la forêt de Noaillan, en Gironde : un jeune cerf, daguet d’à peine un an, a été retrouvé dimanche dernier les quatre pattes tranchées. Un acte de braconnage aussi stupide qu’ignoble, qui suscite la colère de toute la communauté cynégétique locale.
Un daguet victime de la sauvagerie
C’est dans la matinée de dimanche que la macabre découverte a été faite : un daguet (un jeune cerf d’environ douze mois, reconnaissable à ses premiers bois courts et non ramifiés) gisait mort dans les bois, atrocement mutilé. La mairie de Noaillan a immédiatement dénoncé sur Facebook une « mutilation tout à fait ignoble » et lancé un appel à témoins pour retrouver les auteurs de cet acte.
Un braconnage indigne, loin de toute éthique de chasse
Laurent Fauque, président de l’Association communale de chasse agréée (ACCA) de Noaillan, ne décolère pas : « Ce daguet n’a pas été tué pour faire un trophée car la tête et les bois sont toujours sur son corps. C’est probablement un braconnage de drôles qui se sont amusés à taper une bestiole, puis qui l’ont déposé chez nous. ». Tout en rappelant l’attachement des chasseurs locaux à une gestion raisonnée, il précise : « Nous ne chassons pas le cerf car nous n’en avons pas ou trop peu dans notre forêt. Nous préférons les garder pour les regarder. »
Les chasseurs faussement mis en cause
Face à l’odieux, c’est aussi la lassitude qui pointe. « Ce comportement ne devrait pas exister. Cela ne se fait pas… et je me retrouve à répondre à des questions, qui nous accusent à tort, alors que les chasseurs n’y sont pour rien. C’est aussi très dommage pour la bête », explique Laurent Fauque, excédé par les amalgames dont pâtit régulièrement le monde de la chasse face à de tels actes de braconnage imbécile.
L’enquête confiée à l’OFB
Conformément aux procédures, la Fédération de chasse de la Gironde a rapidement transmis toutes les informations disponibles à l’Office français de la biodiversité (OFB) pour permettre aux enquêteurs de progresser et, espérons-le, d’identifier les auteurs.
Une sauvagerie qui ne doit rien à la chasse
Cette affaire rappelle une évidence : la chasse encadrée n’a rien à voir avec le braconnage, qui demeure l’œuvre de décérébrés incapables de respecter la faune et le territoire. Toute la communauté cynégétique de Gironde exprime son indignation et appelle à la plus grande sévérité pour que de tels actes ne restent pas impunis.












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