Mort d’un chien de chasse dans le Vaucluse: la maladie d’Aujeszky bien confirmée

Chiens courants sanglier

Les analyses viennent de confirmer la crainte des chasseurs vauclusiens : le chien décédé fin décembre à Sérignan-du-Comtat a bien succombé à la maladie d’Aujeszky. Un rappel brutal de la menace que représente ce virus pour nos fidèles compagnons à quatre pattes, dans un contexte où de nouveaux cas sont signalés dans de nombreux territoires en France.

La confirmation officielle qui fait froid dans le dos

Cette fois, il n’y a plus de doute. Les résultats d’analyses tombés ce jeudi 15 janvier 2026 sont sans appel : le chien de chasse mort à Sérignan-du-Comtat à la fin du mois de décembre a bien été victime de la maladie d’Aujeszky. Pour les chasseurs du Vaucluse, l’angoisse des derniers jours se transforme en réalité, d’autant plus préoccupante que la contamination est bien survenue après le contact avec un sanglier prélevé lors d’une battue.

Le virus, surnommé « pseudo-rage », demeure indétectable chez le sanglier, mais foudroie les chiens en quelques jours. Si la maladie ne présente aucun risque pour l’homme, elle est presque toujours fatale pour nos chiens courants. Les symptômes, troubles nerveux, démangeaisons violentes, paralysie, laissent peu de répit, et la mort survient dans d’atroces souffrances.

Alerte rouge pour les chasseurs vauclusiens

Face à ce constat, la Fédération départementale des chasseurs de Vaucluse renouvelle solennellement ses appels à la prudence. Désinfection systématique du matériel, des bottes, des laisses : chaque détail compte pour limiter la propagation du virus. Surtout, il ne faut jamais donner à un chien la viande crue ou les abats d’un sanglier ni même le laisser mordre après un prélèvement. La vigilance reste plus que jamais de mise dans toutes les sociétés de chasse du département.

Un mal qui gagne du terrain partout en France

Le Vaucluse n’est pas un cas isolé : ces dernières semaines, la maladie d’Aujeszky a été suspectée ou confirmée dans une dizaine de départements, du Cantal à la Dordogne, de la Haute-Loire à l’Allier. Les fédérations de chasseurs, mais aussi les vétérinaires, alertent sur la diffusion rapide du virus et la difficulté de protéger efficacement tous les chiens en action de chasse, tant le risque de contact avec un sanglier infecté est grand.

Une réalité difficile à maîtriser

Les consignes existent, mais leur application s’avère délicate sur le terrain : contrôler chaque chien à tout moment en battue est une gageure. Pour autant, la Fédération des chasseurs ne baisse pas la garde : multiplication des messages de prévention, diffusion des recommandations auprès des sociétés de chasse et rappel de l’impérieuse nécessité de signaler tout cas suspect auprès des autorités vétérinaires.

Vigilance et solidarité, seules armes des chasseurs

Dans ce contexte d’extension continue de la maladie, c’est l’ensemble de la communauté cynégétique qui doit faire bloc. Au-delà de la prudence individuelle, la solidarité et la circulation de l’information restent les meilleurs remparts face à une menace invisible, mais bien réelle, qui endeuille les chasseurs de tout le pays.

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