Chambord au 20h de TF1 : la spectaculaire capture de cerfs
Diffusé au Journal de 20h de TF1 le 10 février dernier, un reportage a plongé les téléspectateurs au cœur d’une
Lire la suiteL’hiver n’est pas seulement la saison des traques et des battues. C’est aussi celle des observations et des chiffres. Dans l’Yonne, la Fédération Départementale des Chasseurs (FDC 89) organise depuis janvier ses opérations de comptage nocturne du gibier, un travail de terrain essentiel pour adapter les prélèvements à la réalité des populations. Objectif : connaître précisément l’état des effectifs des populations d’animaux, afin d’ajuster les plans de gestion et les attributions futures.
Chaque semaine, une équipe sillonne près de 50 kilomètres de routes autour d’Aillant-sur-Tholon, Laduz, Saint-Aubin-Château-Neuf ou encore Saint-Maurice-Thizouaille. À bord d’un fourgon équipé d’un puissant projecteur monté sur le toit, les techniciens progressent à faible allure, environ 15 km/h. Un faisceau lumineux capable d’éclairer jusqu’à 400 mètres balaie les cultures et les prairies. Jumelles en main, les observateurs identifient et comptabilisent les animaux repérés dans le halo du phare.
À 19 heures, sur le secteur de Fleury-la-Vallée, la dernière opération de la saison 2026 débute comme vous pouvez le découvrir dans cette vidéo de nos confrères d’Ici Auxerre. Très vite, les annonces s’enchaînent : un renard, un lièvre, puis deux, puis trois. Des chevreuils apparaissent également dans les champs. En 45 minutes, une vingtaine de lièvres, une dizaine de chevreuils et deux renards sont recensés.
Au terme de quatre heures de prospection, le bilan est précis : 66 lièvres, 29 renards, 51 chevreuils, 14 sangliers et deux blaireaux ont été identifiés sur le circuit. Depuis le début de la campagne hivernale 2026, les premiers constats indiquent une relative stabilité des populations de lièvres, chevreuils et renards dans le département. Ces données ne sont pas anecdotiques. Elles constituent un outil d’aide à la décision pour déterminer les attributions, ajuster les prélèvements et maintenir un équilibre entre faune sauvage, activités agricoles et sécurité routière.
Pour les chasseurs impliqués dans ces opérations, l’expérience reste intacte, même après des décennies. Certains participent à ces comptages depuis plus de vingt ans. Tous soulignent la même réalité : voir un animal évoluer librement dans le faisceau lumineux rappelle que la gestion cynégétique commence par l’observation. Contrairement aux idées reçues, la régulation ne se décide pas à l’aveugle. Elle repose sur des indicateurs chiffrés, des tournées répétées, des comparaisons d’une année sur l’autre. Les comptages nocturnes font partie de ces missions discrètes mais fondamentales qui structurent la gestion du gibier à l’échelle départementale.
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