Var : des sangliers détruisent des ruches et dévorent le miel
À Roquebrune-sur-Argens, dans le Var, des sangliers ont une nouvelle fois ravagé un site du « Rucher de la Bouverie
Lire la suiteNous avons récemment publié un entretien avec Willy Berdeil, viticulteur près de Carcassonne et figure reconnue de la chasse aux chiens courants, à l’occasion de sa double victoire, en meute et en individuel, à la Coupe de France sur sanglier. Habitué des grandes menées, Willy nous avait raconté, sur ses réseaux sociaux, une histoire pour le moins singulière survenue lors de la saison 2024-2025.
Ce jour-là, un petit mâle d’environ 40 kilos est lancé dans un secteur de sorgho. L’animal débouche rapidement en plein découvert. Particularité du territoire : des kilomètres entiers de plaine sans couvert, sous une météo chaude. Le sanglier part alors « tout droit », avalant quatre à cinq kilomètres à vive allure, sans véritable possibilité de se caler. La meute pousse fort, la chasse est rapide, tendue, soutenue. Après une interruption momentanée pour des raisons d’organisation de battue, Willy décide de relancer les chiens sur la voie une heure plus tard, dans un grand bois. La menée reprend intensément : les chiens montent, basculent sur un plateau, puis attaquent la descente. Et soudain… silence. Tous les chiens s’arrêtent net.
En arrivant sur place, les chasseurs découvrent ce même sanglier mort dans le bois. Aucun tir. Aucune balle. Aucun plomb. L’autopsie visuelle ne révèle strictement aucune blessure. Pour Willy, l’explication est claire : le sanglier aurait succombé à une défaillance cardiaque consécutive à une menée particulièrement intense. Mais, chez le sanglier, cela semble tout à fait exceptionnel. Willy Berdeil, s’interroge, notamment sur la fréquence de tels phénomène. Faute d’autres exemples et d’observations comparables, ce type de faits reste largement marginal selon les constatations des acteurs du monde de la chasse. Cette anecdote vécue, bien que racontée par un expert de la chasse au chien courant, ne peut remettre en question cette réalité : bien qu’une une menée « forte » soit une épreuve pour un animal sauvage, sa résistance à l’effort fait partie de ses aptitudes physiques le protégeant des prédateurs (comme le loup). Mais il peut arriver exceptionnellement que le cœur ne tienne pas, peut-être en raison d’une faiblesse congénitale de l’animal.
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