Sangliers dans l’Orne : la Coordination rurale réclame les tirs de nuit !

Vision thermique sanglier

Face à l’explosion des dégâts causés par les sangliers, la Coordination rurale de l’Orne demande au préfet l’autorisation de tirs de nuit. Une mesure jugée indispensable par les agriculteurs pour protéger leurs exploitations.

Une pression agricole qui ne faiblit pas

Dans un communiqué daté du 19 mars 2026, la Coordination rurale de l’Orne alerte une nouvelle fois les pouvoirs publics. Le syndicat agricole indique avoir adressé un courrier au préfet afin de réclamer la mise en place de tirs de nuit contre les sangliers. Sur le terrain, la situation devient difficilement tenable pour de nombreux exploitants. Les cultures de maïs, les céréales mais aussi les prairies sont particulièrement touchées, avec des dégâts qui s’accumulent depuis plusieurs mois.

Des dégâts qui menacent l’équilibre des exploitations

Pour Anne-Valérie Préel, coprésidente du syndicat dans le département, les moyens actuels ne suffisent plus. Elle estime que l’ampleur des dégâts impose désormais d’adapter les outils de régulation. Dans certaines zones, les incursions répétées de sangliers entraînent des pertes économiques importantes, mettant en péril l’équilibre de certaines exploitations agricoles déjà fragilisées. Un constat largement partagé dans de nombreux départements, où la pression du grand gibier ne cesse d’augmenter.

Les tirs de nuit, un levier supplémentaire

La Coordination rurale défend clairement la mise en place de tirs de nuit, présentés comme un moyen d’améliorer l’efficacité des opérations de régulation. Ce type de dispositif, déjà autorisé sous certaines conditions dans plusieurs départements français, permet d’intervenir à des moments où les sangliers sont les plus actifs, notamment en périphérie des cultures. Encadrés par des arrêtés préfectoraux, ces tirs sont généralement réservés à des acteurs habilités et soumis à des règles strictes de sécurité.

Une demande en attente de réponse

Pour l’heure, le préfet de l’Orne n’a pas encore donné suite à cette demande. Mais la pression monte, à mesure que les dégâts se multiplient. Cette prise de position de la Coordination rurale illustre une tendance de fond : face à l’explosion des populations de sangliers, agriculteurs et acteurs du territoire réclament des mesures plus efficaces et plus réactives.

Une problématique nationale

Au-delà de l’Orne, la question de la régulation du sanglier s’impose partout en France. Entre dégâts agricoles, collisions routières et déséquilibres écologiques, la gestion de l’espèce reste un enjeu majeur. Dans ce contexte, les demandes d’assouplissement des dispositifs de régulation, comme les tirs de nuit et donc l’utilisation de dispositifs de visée thermique, se multiplient, posant à nouveau la question des moyens réellement mis en œuvre pour contenir les populations.

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