L’épidémie de la maladie d’Aujeszky, qui touche désormais plusieurs départements, continue de faire des victimes. En Creuse, un chien de chasse est décédé après avoir été en contact avec un sanglier. Une situation alarmante qui soulève à nouveau la question des risques pour les chiens de chasse.
La maladie d’Aujeszky, un danger pour les chiens de chasse
La maladie d’Aujeszky, ou pseudo-rage, est une infection virale particulièrement dangereuse pour les chiens de chasse. Elle est causée par un Herpèsvirus porcin (Suid Herpesvirus 1) et se transmet principalement par les suidés, notamment les sangliers et les porcs. Ces derniers peuvent être porteurs sains du virus, qui n’entraîne souvent pas de symptômes visibles, mais qui peut être fatal pour les animaux qui en viennent à entrer en contact avec eux.
Chez les chiens, la maladie évolue rapidement : après une période d’incubation de 2 à 6 jours, des signes nerveux apparaissent : hypersalivation, automutilation, convulsions, paralysie et détresse respiratoire. Malheureusement, il n’existe pas de traitement spécifique, et les animaux touchés doivent généralement être euthanasiés pour mettre fin à leurs souffrances. Bien que la maladie ne soit pas transmissible entre chiens, elle demeure un danger mortel pour nos compagnons à quatre pattes, notamment pour ceux engagés dans la chasse au sanglier.
Un nouveau cas en Creuse : un chien meurt après une battue
En Creuse, la maladie d’Aujeszky a peut-être de nouveau frappé. Un sanglier contaminé a été identifié sur la commune de Clugnat après un prélèvement sanguin effectué le 22 novembre dernier. Quelques jours plus tard, un chien de chasse ayant participé à une battue dans le secteur est décédé après avoir montré des signes caractéristiques de la maladie : hypersalivation, automutilation et troubles nerveux.
Ce décès tragique est le dernier en date dans une série de cas qui confirme la propagation du virus au sein de la faune sauvage. Le chien, après avoir ingéré du sang ou du tissu contaminé du sanglier, a développé des symptômes neurologiques graves qui seraient typiques de la maladie d’Aujeszky, avant de succomber.
Des mesures de précaution indispensables
Face à l’extension de l’épidémie,, les autorités sanitaires et les fédérations des chasseurs insistent sur la nécessité de renforcer les mesures de précaution. Les fédérations rappellent l’importance de prendre des mesures strictes pour protéger les chiens de chasse :
- Éviter que les chiens ne mordent les sangliers tués : Ce contact direct avec l’animal contaminé est l’une des principales sources de transmission.
- Éloigner les chiens des opérations d’éviscération : Les chiens ne doivent pas entrer en contact avec les viscères ou la viande crue des animaux abattus.
- Désinfection rigoureuse : Tout matériel souillé par du sang (vêtements, bottes, matériel de chasse) doit être nettoyé et désinfecté pour limiter les risques de contamination.
- Interdiction de donner de la viande crue : La viande de sanglier, en particulier celle provenant d’animaux non contrôlés, peut être porteuse du virus et doit être évitée.
Une vigilance accrue face à l’extension du virus
Le cas de la Creuse s’inscrit dans une série d’incidents similaires qui touchent désormais plusieurs départements français. Des cas de sangliers positifs à la maladie d’Aujeszky ont été recensés dans plusieurs zones où la chasse au sanglier est pratiquée, comme dans le Cantal, la Dordogne ou encore l’Aube. Le virus se propage silencieusement, à travers des populations de sangliers sauvages qui continuent d’augmenter en nombre, rendant les risques plus élevés pour les chiens de chasse.
Les recommandations : une vigilance sans faille
La maladie d’Aujeszky est un réel danger pour les chiens de chasse, tant qu’elle circule dans les populations de sangliers sauvages. Les mesures préventives, comme l’interdiction de l’alimentation en viande crue, la désinfection des équipements et l’éloignement des chiens des cadavres de sangliers, doivent être strictement respectées. En l’absence de vaccin pour les chiens, cette vigilance reste la seule arme disponible contre cette maladie tragique.
Les chasseurs de la Creuse, comme ceux du Cantal, doivent redoubler de précaution. Une vigilance accrue est désormais indispensable pour protéger nos compagnons à quatre pattes contre ce fléau invisible mais mortel. Le cas de Clugnat, comme celui du Cantal, démontre une fois de plus que l’imprudence peut coûter la vie à un chien de chasse, et que la responsabilité des chasseurs dans cette prévention est primordiale.











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