Un cerf retrouvé mort, la tête sciée et emportée, trois coups de feu entendus en pleine nuit : l’affaire avait de quoi susciter l’indignation. Un mois après cette découverte dans les Yvelines, les investigations de la gendarmerie ont permis d’identifier deux suspects, désormais convoqués devant la justice.
Une découverte macabre à Hermeray
Le 19 septembre dernier, un cerf était retrouvé mort dans un champ bordant la route départementale 107, sur la commune d’Hermeray, dans les Yvelines, à proximité de la forêt de Rambouillet. La dépouille de l’animal présentait une particularité particulièrement choquante : sa tête avait été sciée et emportée, abandonnant le reste du corps sur place. Dans la nuit, vers 3 h 30 du matin, des riverains avaient entendu trois coups de feu dans le secteur. Des éléments qui orientaient naturellement les soupçons vers un acte de braconnage, possiblement destiné à récupérer le trophée de ce grand cervidé. Les circonstances exactes de la mort de l’animal et les motivations de ses auteurs présumés restaient toutefois à établir.
Deux suspects placés en garde à vue
L’affaire n’est pas restée sans suite. Les investigations ont été menées par la Brigade mobile environnement et la Brigade de recherches de Rambouillet. Le 20 octobre, soit un mois après la découverte du cerf, la gendarmerie des Yvelines a annoncé une avancée importante dans cette enquête. Le travail des militaires a permis d’identifier deux suspects et de procéder à leur placement en garde à vue. Des convocations devant la justice ont également été annoncées. À ce stade, aucune précision n’a été communiquée concernant l’identité des personnes mises en cause, ni de de leurs éventuels antécédents judiciaires, les qualifications pénales retenues ou la date à laquelle elles devront répondre de ces faits.
Le braconnage n’a rien à voir avec la chasse
Cette affaire rappelle une distinction fondamentale entre la pratique légale de la chasse et les actes de braconnage. Le prélèvement d’un cerf est soumis à une réglementation précise, notamment en matière de périodes de chasse, de conditions de tir et de respect du plan de chasse. Rien ne saurait justifier qu’un animal soit abattu clandestinement en pleine nuit, puis abandonné après que sa tête a été prélevée. Si les faits suspectés sont établis, leurs auteurs devront en répondre devant la justice. Les chasseurs respectueux de la réglementation sont les premiers à avoir intérêt à ce que de tels agissements soient sanctionnés. L’identification des deux suspects constitue donc une avancée importante dans cette affaire. Reste désormais à connaître les conclusions de la procédure judiciaire et les éventuelles sanctions prononcées.












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