Combien faut-il prévoir pour chasser cette saison ?
Le prix du permis de chasse 2025 reste relativement stable, malgré une légère augmentation de certaines redevances cynégétiques. En France, le coût total dépend de plusieurs éléments : type de validation du permis, durée choisie, type de gibier chassé, et zone géographique.
Pour un chasseur déjà titulaire du titre, la validation annuelle est obligatoire. En 2025, le prix du permis de chasser avec validation départementale pour un adulte varie autour de 150 euros (en fonction des cotisations fédérales, du droit de timbre, de l’assurance, et de la redevance annuelle). Pour un permis national, comptez entre 205 et 225 euros selon les options retenues.
Le coût réel peut être plus élevé si l’on y ajoute le timbre grand gibier, les options petit et grand gibier, ou la validation temporaire pour les chasseurs occasionnels. Le tarif peut aussi être majoré dans certaines zones frontalières appliquant un droit local, comme en Alsace-Moselle.
Comment valider son permis de chasser ?
La validation du permis est l’étape indispensable avant toute sortie sur le territoire français. Elle se fait désormais facilement, via une demande de validation auprès de la fédération départementale ou directement sur son site en ligne.
La validation en ligne est accessible à tous les détenteurs d’un permis de chasse permanent. Il suffit de se connecter avec son identifiant, de choisir sa validation départementale ou nationale, et de payer par carte bancaire. Un accusé de réception vous est envoyé par mail, suivi du document de validation à imprimer. Cette démarche peut être effectuée entre le lundi et le vendredi, à n’importe quelle heure.
Pour un nouveau chasseur, c’est à l’issue de l’examen du permis que la première validation annuelle peut être demandée. Attention : cette demande de validation doit être faite auprès de la fédération départementale du lieu de résidence ou de pratique de la chasse.
Quels sont les tarifs des validations ?
Les tarifs de validation du permis de chasser en 2025 sont modulés selon la durée (journalière, temporaire, annuelle), le territoire (départemental ou national), et les options choisies. À cela s’ajoute la redevance cynégétique, une taxe perçue par l’Office français de la biodiversité.
- Validation départementale annuelle : entre 135 et 190 euros selon les fédérations départementales, les options (petit gibier uniquement ou grand gibier inclus), et la cotisation fédérale locale.
- Validation nationale annuelle : entre 205 et 225 euros, avec accès au territoire national, tous gibiers confondus.
- Validation temporaire : valable de 3 à 9 jours consécutifs dans un seul département, autour de 60 à 90 euros, utile pour les chasseurs occasionnels ou en déplacement.
Chaque validation inclut la part forfaitaire destinée à l’État (redevance cynégétique), la part fédérale (fonctionnement de la fédération), et parfois un supplément pour le timbre grand gibier ou les territoires spécifiques (zones humides, réserves, etc.).
Quelles sont les conditions pour obtenir le permis ?
La délivrance du permis de chasser est subordonnée à plusieurs conditions légales. Tout candidat doit remplir les critères suivants :
- Avoir au moins 15 ans au moment de l’inscription et 16 ans révolus le jour de l’examen.
- Disposer d’un certificat médical datant de moins de trois mois attestant de l’état de santé compatible avec la pratique de la chasse (vue, audition, réflexes).
- S’inscrire à la formation pratique et théorique auprès d’une fédération départementale.
- Réussir l’examen théorique (QCM) et l’épreuve de tir.
Une fois ces étapes franchies, le permis de chasse est attribué de manière permanente, sous réserve de validation annuelle. Il est valable à vie, sauf en cas de suspension judiciaire ou administrative (violence, infraction à la police de la chasse, etc.).
Y a-t-il des réductions pour les jeunes chasseurs ?
Oui, le tarif réduit est une mesure phare pour favoriser l’arrivée de la relève cynégétique. En 2025, les jeunes chasseurs (moins de 25 ans) bénéficient de plusieurs avantages :
- Réduction de la redevance cynégétique à la première validation annuelle.
- Tarifs préférentiels sur les cotisations fédérales dans de nombreuses fédérations.
- Offres groupées incluant assurance, validation départementale, et formation pratique à prix réduit.
Certaines fédérations proposent aussi des formules gratuites ou quasi-gratuites pour les jeunes ayant suivi le parcours de chasse ou les stagiaires de l’enseignement agricole.
En moyenne, un jeune chasseur peut valider son permis de chasser pour moins de 100 euros la première année. Une initiative soutenue par la fédération nationale des chasseurs (FNC), soucieuse de renouveler les effectifs tout en assurant la protection de la nature et la gestion de la faune sauvage.
Quels sont les frais associés au permis de chasse ?
Au-delà de la validation annuelle, plusieurs frais d’inscription s’ajoutent lors du passage du permis :
- Droit de timbre (taxe d’État) : 46 €
- Redevance cynégétique : 30 €
- Frais de dossier de la fédération départementale : de 20 à 40 €
- Assurance obligatoire : variable selon les compagnies et garanties, de 20 à 60 € par an (Terrassur, AXA, MMA, etc.)
- Cotisation fédérale : comprise entre 20 et 80 €, selon la fédération et les prestations proposées
Ces frais sont dus chaque année pour la validation du permis, sauf en cas de validation temporaire ou permis national spécifique. Un chasseur régulier, pratiquant sur un seul territoire départemental par an tout compris.
Comment se déroule l’examen du permis de chasser ?
L’examen du permis se compose de deux parties obligatoires : la formation pratique et l’examen théorique. C’est une formation courte, mais complète, organisée par les fédérations départementales en partenariat avec l’Office français de la biodiversité.
1. La formation pratique
Elle dure une journée complète. Elle se compose :
- D’une initiation au tir à blanc et au maniement sécurisé de l’arme
- D’un parcours simulé avec tir sur cibles fixes et mobiles
- De rappels de sécurité liés à la protection de la nature, à la législation et à la faune sauvage
La journée se conclut par un certificat provisoire permettant de s’inscrire à l’examen théorique.
2. L’examen théorique
Il s’agit d’un QCM (questionnaire à choix multiple) de 21 questions, organisé dans un centre agréé par l’État. Il faut obtenir au moins 16 bonnes réponses pour valider l’épreuve. Les thèmes abordés : réglementation, sécurité, espèces chassables, arme de chasse, et comportement en action de chasse.
En cas de réussite, l’office national de la chasse délivre le titre permanent de permis de chasser, qui devient valable dès la première validation annuelle. En cas d’échec, le candidat peut se représenter plusieurs fois.
Le permis de chasse est-il plus cher que le permis de pêche ?
À première vue, la réponse semble évidente : oui, le permis de chasse est plus cher que le permis de pêche. Mais au-delà du simple montant, il convient d’examiner les composantes de ces deux titres pour mieux comprendre cet écart.
En 2025, le permis de pêche annuel en France coûte en moyenne 80 à 105 euros pour un adulte souhaitant pêcher dans la plupart des eaux de 1re et 2e catégorie. Ce tarif inclut la cotisation pêche et milieux aquatiques, le droit de pêche, la redevance pour la protection du milieu aquatique, ainsi que la contribution à la gestion des fédérations départementales de pêche. Des options (permis vacances, journaliers, cartes découverte) permettent une pratique flexible et moins coûteuse, notamment pour les jeunes ou les pêcheurs occasionnels.
En comparaison, le prix du permis de chasse pour un chasseur adulte titulaire d’un permis permanent, avec une validation départementale annuelle, oscille entre 130 et 160 euros. Pour une validation nationale, le montant peut dépasser 205 euros. À cela s’ajoutent souvent une assurance obligatoire.
La chasse implique également des coûts indirects : équipement plus onéreux, déplacements, chiens, cartouches, entretien des armes, participation à des battues, etc. La gestion de la faune sauvage, les missions de sécurité publique, ou encore la formation pratique justifient aussi une part du tarif plus élevé.
En résumé, le permis de pêche est nettement plus abordable, mais les missions et les contraintes ne sont pas comparables. La chasse, plus encadrée, plus technique et soumise à des règles strictes, engendre un coût supérieur, reflet de sa complexité et de sa responsabilité sur le territoire national.
Le permis de chasse est-il valable à vie ?
Oui, en France, le permis de chasse est valable à vie… mais sous conditions. Obtenu après réussite de l’examen du permis, ce titre reste acquis définitivement. Il n’est donc pas nécessaire de repasser l’examen chaque année, contrairement à certaines idées reçues. Toutefois, pour pratiquer la chasse, une validation annuelle est indispensable.
Autrement dit, si le permis de chasser ne se périme pas, il doit être validé chaque saison auprès de la fédération départementale des chasseurs ou en ligne, afin d’être autorisé à chasser légalement sur le territoire national.
Chaque validation du permis donne lieu au paiement d’une redevance cynégétique, d’un droit de timbre, d’une assurance, ainsi que d’éventuelles cotisations fédérales. Cette validation annuelle, départementale ou nationale, est obligatoire dès lors que l’on souhaite porter une arme, participer à une action de chasse ou pratiquer sur un territoire donné.
En cas de non-validation pendant plusieurs années, le permis reste valable, mais inutilisable tant qu’il n’a pas été régularisé. De même, certains chasseurs l’obtiennent, puis attendent plusieurs saisons avant de faire leur première validation.
À noter : en cas de perte ou de détérioration du document, un duplicata peut être demandé auprès de l’Office français de la biodiversité (OFB), qui assure la gestion du fichier national des permis de chasser.
Enfin, le permis de chasse peut être suspendu ou retiré en cas d’infraction grave (violence, chasse illégale, atteinte à la faune sauvage, manquement à la sécurité). Dans ces cas, il ne s’agit plus d’une question de validité administrative, mais de sanction judiciaire ou administrative.
Valable à vie, donc, mais sous réserve de responsabilité.











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