La saison de chasse 2025-2026 est marquée par une recrudescence préoccupante de la maladie d’Aujeszky, ou pseudorage, dans plusieurs départements français. Après les cas recensés ces derniers mois en Creuse, dans l’Allier, en Ariège, ou encore en Seine-et-Marne, c’est désormais la façade sud-est qui est en alerte : trois chiens de chasse sont récemment décédés dans les Alpes-Maritimes, victimes du virus transmis par des sangliers infectés.
Des foyers en progression et des départements en vigilance
Le virus circule activement dans la faune sauvage : des sangliers testés positifs ont été signalés dans la Creuse et dans plusieurs autres territoires, tandis que les décès de chiens se multiplient, notamment dans les Alpes-Maritimes, département limitrophe de la Provence, mais aussi en Dordogne, Cher, Haute-Loire et Côte-d’Or. Partout, les fédérations départementales de chasse rappellent l’importance de la vigilance pour les chasseurs et leurs équipages.
Une maladie mortelle pour les chiens, silencieuse chez le sanglier
La maladie d’Aujeszky, due à un herpesvirus porcin, n’affecte pas l’homme mais se révèle toujours mortelle pour le chien : il n’existe aucun traitement curatif à ce jour. Les sangliers, souvent porteurs asymptomatiques, peuvent transmettre le virus aux chiens lors des battues, notamment en cas de contact direct ou d’ingestion de viande ou de viscères contaminés.
Précautions indispensables à adopter à la chasse
Pour limiter les risques, il est fortement recommandé de :
- Ne jamais laisser les chiens mordre ou maintenir un sanglier, vivant ou mort ;
- Éviter de donner de la viande ou des viscères de sanglier aux chiens, même après congélation ;
- Ne pas nourrir les chiens avec de la viande crue de sanglier.
Ces gestes simples, relayés par les fédérations dans les départements touchés ou voisins, sont les seules garanties pour protéger les équipages contre cette maladie foudroyante. Chacun est invité à diffuser l’information au sein de ses équipes et à rester vigilant en cette période où l’expansion du virus s’accélère.
La maladie d’Aujeszky s’impose aujourd’hui comme un défi sanitaire majeur pour la chasse française : seule la rigueur des pratiques permettra d’éviter de nouveaux drames dans nos rangs. Si un vaccin existe à destination des chiens, son utilisation reste marginale et son efficacité, dans des contextes d’exposition forte comme la chasse au sanglier, n’est pas garantie à 100 %. La vigilance sur le terrain et le respect strict des précautions demeurent donc, à ce jour, les meilleures protections pour préserver la santé de nos chiens et la sécurité de nos équipes cynégétiques.












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