Hautes-Pyrénées : plusieurs miradors de chasse volontairement détruits

Mirador de chasse détruit

Plusieurs miradors de chasse ont été méthodiquement détruits sur la commune de Nestier, dans les Hautes-Pyrénées. Un nouvel acte de malveillance attribué aux opposants à la chasse, qui fait courir de graves risques à tous les usagers de la nature et met en péril la régulation du grand gibier, pourtant vitale pour l’agriculture et la sécurité routière. Plainte a été déposée, une enquête est en cours.

Destruction ciblée, sécurité piétinée


C’est une découverte amère pour les chasseurs de la société intercommunale des Bacarous, basée sur la commune voisine d’Hautaget : plusieurs de leurs miradors, indispensables aux actions de chasse et de régulation, ont été volontairement mis à terre, victimes d’un sabotage organisé. Ici, il semble que le bon sens indique qu’il s’agit de bien la marque d’une action de militants anti-chasse qui préfèrent s’attaquer aux outils plutôt qu’assumer le débat d’idées ou la confrontation directe. Détruire ces installations, c’est s’en prendre à la sécurité de tous : le mirador n’est pas un luxe, mais une garantie de tir fichant, seul moyen d’assurer que les projectiles terminent bien leur course dans le sol, loin des promeneurs, des agriculteurs et des habitations.

La régulation en ligne de mire


Au-delà du geste imbécile, ce sabotage vise la régulation du grand gibier, essentielle pour contenir l’explosion des populations de sangliers et de cervidés. Dans toute la France, et particulièrement dans les Pyrénées, les agriculteurs paient le prix fort : cultures ravagées, prairies retournées, dégâts croissants… Et ce sont les chasseurs, à travers des battues organisées, qui s’efforcent de limiter les nuisances, au bénéfice de tous. Prendre pour cible les outils de cette régulation, c’est faire preuve d’une irresponsabilité coupable et d’un mépris total pour les réalités du terrain.

Bêtise, lâcheté et prise de risques


Il faut le dire sans détour : s’attaquer à un mirador de nuit ou en douce, c’est la marque d’une lâcheté consommée. Plus simple de s’en prendre à du bois et des boulons qu’à des hommes, surtout quand ces derniers font preuve d’un calme et d’un self-control exemplaires. Les chasseurs, eux, choisissent la voie de la justice : plaintes déposées, enquête ouverte, et respect des procédures, malgré la colère légitime face à tant de bêtise et de provocation. La société de chasse ainsi visée a bien évidemment déposée plainte et les gendarmes mènent une enquête pour identifier le ou les auteurs. Reste à espérer que cet ou ces individus seront retrouvés et condamnés à la hauteur de leur forfait, qui peut leur valoir jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 € d’amende

Une mise en danger de tous les usagers


Faut-il rappeler que ces destructions ne mettent pas seulement en péril la chasse, mais l’ensemble des utilisateurs de la nature ? Un mirador saboté, c’est un risque accru d’accident lors des tirs, c’est aussi retarder la régulation des animaux, multiplier les dégâts agricoles et les collisions sur nos routes, dont les automobilistes font déjà trop souvent les frais. Derrière ces actes stupides, c’est la sécurité et l’équilibre des territoires ruraux qu’on attaque. Qu’on ne s’y trompe pas : défendre la chasse, c’est aussi défendre l’intérêt général.

Partager cet article


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Depuis la proposition de loi du sénateur Patrick Chaize visant à « améliorer la sécurité à la chasse », le...

Découvrez d'autres articles

Retour en haut