Il y a quelques semaines, Thomas nous racontait le prélèvement exceptionnel d’un sanglier de 171 kg dans l’Eure. Dimanche 20 septembre, le piqueux et ses amis ont de nouveau vécu une journée hors norme. Prévenus en urgence de la présence de sangliers dans du chanvre, ils ont monté en quelques minutes une battue dans le secteur de Conches-en-Ouche. Résultat : six sangliers prélevés, dont deux très beaux mâles d’environ 120 et plus de 110 kg.
Un coup de fil à 14 h 17
Après le colosse de 171 kg prélevé fin août, Thomas ne pensait sans doute pas nous raconter si vite une nouvelle journée aussi riche en émotions. Il y a des journées de chasse qui se préparent longtemps à l’avance, et d’autres qui naissent presque sur un coin de table. Celle-ci appartient clairement à la seconde catégorie. Dimanche 20 septembre, à 14 h 17 précisément, Thomas reçoit l’appel de son ami Jonathan. Des sangliers sont signalés dans du chanvre chez un propriétaire du secteur de Conches-en-Ouche, dans l’Eure. Il faut intervenir rapidement, mais Jonathan manque de monde pour poster correctement la battue. La réponse de Thomas ne traîne pas. Il passe aussitôt quelques appels et, en une dizaine de minutes, parvient à réunir 14 gars qu’il sait fiables. Dans la foulée, il contacte aussi son frère Nicolas, qui doit l’accompagner avec les chiens. Le rendez-vous est alors fixé à la ferme de Dominique, que Thomas tient d’ailleurs à remercier tout particulièrement pour son accueil.
Une première pièce avec deux petits sangliers
Une fois tout le monde sur place, les choses se mettent vite en ordre. Les consignes de sécurité sont données, les lignes de tir sont rappelées, chacun rejoint son poste et les panneaux sont installés. Pour Thomas, pas de doute, même dans l’urgence, une battue ne s’organise pas à la légère. Les chiens sont d’abord lâchés dans une première pièce. Très vite, ils prennent deux petits sangliers d’une vingtaine de kilos. Les deux animaux sont prélevés, tandis qu’une laie est épargnée. La première traque terminée, Thomas propose alors à Jonathan d’aller faire une autre pièce, près du château d’eau. L’intuition est bonne. Les chasseurs s’y rendent en silence, se placent discrètement, puis l’assaut est donné.
Douze chevreuils sortent, les chiens restent sages
Cette fois, Thomas et ses compagnons découplent trois épagneuls bretons et huit jagdterriers. Les chiens prennent rapidement les devants. La scène commence presque par un test grandeur nature de leur discipline. Au talkie-walkie, les postés annoncent la sortie de 12 chevreuils. Mais les chiens ne les prennent pas. Thomas le souligne avec satisfaction : la meute reste concentrée sur ce qu’elle doit chasser. Puis, soudain, le scénario bascule. Une belle compagnie de sangliers démarre du chanvre. Les tireurs font feu et deux animaux restent sur place, tandis que le reste du groupe parvient à s’échapper. À ce moment-là, le tableau monte déjà à quatre sangliers. Mais la journée est loin d’être terminée.
Pepito et Paco au ferme sur un gros mâle
Les chiens sont rappelés, puis la pièce est réattaquée. Et là encore, ce sont les chiens qui vont faire la différence. Les épagneuls bretons Pepito et Paco se retrouvent au ferme sur un sanglier. Mais, cette fois, il ne s’agit pas d’un petit animal. Un très beau mâle finit par quitter sa remise, poussé par les chiens. Il est prélevé à la sortie du champ. Thomas l’estime à environ 120 kilos. L’animal se relève toutefois après le tir. Pour éviter tout risque avec les chiens qui arrivent derrière, Franck lui place immédiatement une balle d’achèvement. Une décision que Thomas approuve totalement, la sécurité des chiens devant toujours passer avant tout le reste lorsqu’un sanglier montre encore des signes de vie.
Un second gros sanglier de plus de 110 kilos
Et la traque n’a pas encore livré son dernier mot. Un second très beau sanglier quitte à son tour sa bauge. Cette fois, il part en plaine avec la meute derrière lui. Les postés le tirent à son tour. Là encore, l’animal se relève après les premiers tirs, et Franck intervient pour l’achever avant l’arrivée des chiens, qui ne se trouvent plus qu’à une dizaine de mètres. Pour Thomas, on n’était alors vraiment pas loin du carton plein côté chiens si ce sanglier avait pu repartir. Ce second mâle est estimé à plus de 110 kilos. Avec ces deux gros animaux, la battue improvisée du dimanche après-midi se conclut donc sur un tableau de six sangliers : deux petits animaux prélevés dans la première pièce, puis quatre autres dans la seconde, dont deux très beaux mâles.
Une histoire de copains, de chiens et d’efficacité
Au-delà du résultat brut, c’est surtout l’ambiance de cette chasse que Thomas retient. Tout s’est monté en très peu de temps, mais avec des hommes qu’il connaît, des chiens en grande forme et une organisation efficace. Parmi les chasseurs présents, plusieurs armes étaient utilisées, notamment des carabines chambrées en 7 mm Remington Magnum, .300 Winchester Magnum, .300 Weatherby Magnum ou encore 9,3×62. Mais, comme souvent dans les récits de Thomas, ce sont surtout les chiens qui occupent le premier rôle. Il tient d’ailleurs à les remercier chaleureusement, tout comme Jonathan pour l’avoir appelé, le propriétaire pour sa confiance et Dominique pour son accueil à la ferme, la découpe et le verre offert après la chasse. Le propriétaire, lui aussi, s’est montré particulièrement satisfait de l’intervention. Thomas rapporte même qu’il a salué la rapidité de réaction de l’équipe pour organiser une battue dans de telles conditions. Et au moment de refaire la scène tous ensemble, une fois les sangliers rassemblés, Thomas résume cette journée à sa manière : une belle histoire entre copains, des chiens qui ont encore fait un boulot splendide, et le plaisir d’avoir vécu l’une de ces battues improvisées que l’on n’oublie pas de sitôt.
“Sans eux, on ne ferait pas tout cela”
Comme lors de son précédent récit, Thomas revient finalement à l’essentiel : les chiens. Qu’il s’agisse des épagneuls bretons, capables de se mettre au ferme puis de tenir la menée, ou des jagdterriers, toujours au contact, ils ont été au cœur de cette réussite. Et c’est bien à eux qu’il pense d’abord au moment de conclure. “Merci aux chiens encore, car sans eux on ne ferait pas tout cela.”











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