Sur le stand de tir du Castellas à la Fare-les-Oliviers, Dominique Czermann a pris en main la nouvelle Hawke Vantage 5-25×56 pour un essai grandeur nature dans des conditions loin d’être idéales. Vent violent, rafales imprévisibles, appuis simplifiés et munitions standards : ici, pas de démonstration marketing aseptisée. L’objectif était simple : voir ce que cette lunette vaut réellement sur le terrain, avec le regard franc et sans détour que les lecteurs connaissent bien chez Dominique.
Une Vantage entièrement revue pour 2026
Pour 2026, Hawke a entièrement revisité sa gamme Vantage. L’idée de la marque anglaise est claire : proposer des lunettes plus techniques tout en restant dans une gamme de prix accessible. Dominique le souligne immédiatement : cette 5-25×56 n’est pas une petite lunette de battue ou une optique légère destinée à crapahuter en montagne. Nous sommes ici face à une vraie lunette de tir, presque “tactique” comme il le dit lui-même avec un sourire. La base technique est sérieuse. La lunette repose sur un tube de 34 mm afin d’offrir une grande plage d’élévation. Le grossissement va de 5 à 25, avec un objectif de 56 mm. Hawke annonce un traitement multicouche complet, interne et externe, avec pas moins de onze couches différentes selon les informations communiquées par la marque. Dominique insiste aussi sur le champ de vision et surtout sur les capacités de réglage. La lunette fonctionne en milliradians avec des clics de 0,1 MRAD, soit un centimètre à 100 mètres. Pour les amateurs de tir à moyenne ou longue distance, c’est un détail essentiel. La plage d’élévation atteint 32 MRAD, auxquels s’ajoutent encore les possibilités offertes par le réticule gravé stadimétrique 10 MRAD. En clair, il y a largement de quoi aller chercher loin. Très loin même.

Une lunette pensée pour le tir, pas pour la montagne
Avec ses 930 grammes sur la balance, la Hawke Vantage 5-25×56 assume totalement son positionnement. Dominique le dit franchement : ce n’est pas une lunette faite pour partir derrière les chamois dans les Alpes avec une carabine ultra légère. Ici, nous sommes sur une optique destinée au tir posé, au stand, au réglage précis ou au tir à distance. Montée sur une Tikka T3X a lunette affiche d’ailleurs un ensemble cohérent pour un tireur qui veut commencer sérieusement le tir longue distance sans exploser son budget.

Un essai dans des conditions météo infernales
Le plus intéressant dans cet essai, c’est probablement que Dominique n’a jamais cherché à embellir la situation. Dès le début du test, il annonce la couleur : selon la météo aéro le vent souffle entre 30 et 60 km/h avec des rafales totalement imprévisibles et sous des angles de 60 à 90°. Impossible dans ces conditions de juger correctement un groupement à 200 mètres. Il décide donc de revenir à 100 mètres pour tenter quelque chose de plus exploitable. Le protocole reste volontairement proche d’une utilisation chasse. Pas de munitions match préparées avec soin, mais des Winchester Extreme Point de 150 grains en .308 Winchester. Pas non plus d’appuis rigides de démonstration capables de verrouiller totalement l’arme. Dominique tire sur des appuis souples, justement parce qu’ils se rapprochent davantage des conditions réelles qu’il rencontre à la chasse et sur les stands où il évolue. Et c’est là que son retour devient particulièrement intéressant.
Des clics précis malgré le vent
Pendant le tir, Dominique corrige plusieurs fois sa dérive pour tenter de compenser les rafales. Deux clics à gauche, puis trois, même la contrevisée devient aléatoire. À chaque fois, la lunette réagit exactement comme attendu. Le problème ne vient pas de l’optique mais des conditions météo qui changent constamment. Lorsque le vent tombe brutalement au moment du départ du coup, les impacts partent immédiatement à gauche parce que la correction appliquée devient excessive. Au final, malgré une météo qu’il qualifie lui-même “d’absolument défavorable pour faire du tir de précision”, plusieurs impacts restent correctement groupés. Dominique reconnaît que le groupement est moyen, mais il explique aussi très honnêtement pourquoi : dans ces conditions, le facteur limitant n’est plus la lunette mais bien la gestion du vent par le tireur.

“Pas besoin d’une lunette à 3000 euros pour commencer”
La conclusion de Dominique est particulièrement claire. Selon lui, cette Hawke Vantage offre des performances dignes de lunettes beaucoup plus coûteuses, aussi bien sur la qualité optique que sur la précision mécanique des clics. Le réticule Mil Pro, gradué en MRAD, lui laisse également une très bonne impression. Les sous-tensions sont cohérentes et parfaitement exploitables à 100 mètres comme trés au dela. Pour quelqu’un qui souhaite débuter le tir à moyenne ou longue distance sans disposer d’un budget énorme, cette lunette représente selon lui une option particulièrement crédible. Et la phrase qui résume parfaitement son ressenti tombe naturellement : « Il n’est pas la peine d’investir dans une lunette à 3000 euros lorsqu’on débute. La Hawke permet de faire la même chose jusqu’à des distances plus importantes que ce qu’on a vu aujourd’hui. »
Une lunette honnête qui risque de séduire beaucoup de tireurs
Ce qui ressort de cet essai, ce n’est pas seulement la fiche technique de la Hawke Vantage 5-25×56. C’est surtout son rapport performances/prix. À environ 650 euros, cette lunette semble offrir une mécanique fiable, des clics précis, un réticule exploitable et une qualité optique très sérieuse pour sa catégorie. Pour un tireur sportif, un amateur de longue distance ou même un chasseur souhaitant s’essayer au tir plus technique sans exploser son budget, Dominique Czermann semble convaincu qu’elle fait largement le travail. Et vu les conditions météo du jour, si elle a réussi à rester crédible sur ce stand-là, c’est probablement déjà un très bon signe. Retrouvez maintenant l’essai vidéo complet ici
So Chasse tient à remercier le Club de tir du Castelas (La Fare les Oliviers) ainsi que son prédident André Feraud pour nous avoir permis d’utiliser les pas de tir du club. Pour les chasseurs le mercredi après midi il est possible d’utiliser le sanglier courant réglementaire et aux normes. Dix passages pour 10 euros. Il est possible d’organiser des séances de groupe. Pour contacter le club. [email protected]









Laisser un commentaire