À partir de demain, 1er juillet 2026, les chasseurs et piégeurs de nombreux départements devront suspendre toute destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) du groupe 2. En cause, un retard dans la publication du nouvel arrêté ministériel qui crée un vide réglementaire temporaire. Une situation qui suscite déjà de nombreuses interrogations sur le terrain, alors que les dégâts causés par certaines espèces, à commencer par le renard, ne s’interrompent pas pour autant.
Une interruption qui concerne de nombreux départements
La Fédération départementale des chasseurs de la Dordogne a prévenu ses adhérents par courrier : à partir du 1er juillet, toute destruction par tir ou par piégeage des espèces classées ESOD du groupe 2 devra cesser jusqu’à la publication du nouvel arrêté ministériel. La Dordogne n’est toutefois pas un cas isolé. Plusieurs préfectures, dont celle de l’Ain, ont déjà publié des communiqués similaires annonçant la suspension des destructions du renard, de la fouine, du corbeau freux ou encore de la corneille noire, selon les espèces classées dans chaque département. D’autres services de l’État indiquent également être dans l’attente des nouvelles dispositions nationales.
Un simple retard administratif… aux conséquences bien réelles
Le précédent arrêté ministériel, publié le 3 août 2023, arrivait naturellement à échéance le 30 juin 2026. Le nouveau classement triennal couvrant la période 2026-2029 n’étant pas encore signé, aucun texte ne permet aujourd’hui de poursuivre les opérations de destruction des ESOD du groupe 2. Concrètement, les piégeurs agréés et les détenteurs d’autorisations de tir devront patienter jusqu’à la publication du nouvel arrêté. Cette situation intervient pourtant à une période où certaines espèces continuent de provoquer d’importants dégâts sur les cultures, les élevages ou la petite faune sauvage.
Les lieutenants de louveterie pourront toujours intervenir
Cette suspension ne signifie pas pour autant que toute régulation disparaît. En cas de dégâts avérés ou de situation exceptionnelle, les préfets conservent la possibilité de faire intervenir les lieutenants de louveterie dans le cadre de mesures administratives. Ces interventions restent toutefois ponctuelles et nécessitent une demande auprès de la Direction départementale des territoires (DDT), contrairement aux opérations habituelles de destruction réalisées dans le cadre du classement ESOD. Les chasseurs attendent désormais la publication du nouvel arrêté ministériel, annoncée par plusieurs services de l’État pour le courant du mois d’août. D’ici là, un vide réglementaire inédit impose une parenthèse dans la régulation de plusieurs espèces pourtant reconnues comme susceptibles d’occasionner des dégâts.












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