Test ATN BinoX 6 Dual 640 : quatre mois sur le terrain, que valent vraiment ces jumelles ?

Baudouin est journaliste spécialisé dans le monde de la chasse depuis plus de quinze ans et rédacteur en chef de So Chasse. Titulaire d'une carte de presse, il a publié plus de 5 000 articles et réalisé plus de 1 500 reportages vidéo consacrés à la chasse, à la faune sauvage, aux chiens, aux armes, à la réglementation et aux territoires. Il a notamment interviewé plusieurs candidats à l’élection présidentielle en 2017 et 2022 sur leur vision de la chasse et de la ruralité. Ses reportages l’ont également conduit en Italie, en Espagne, en Écosse, en Angleterre, en Allemagne, en Autriche, en Suède, en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, au Bénin et au Mozambique. Chasseur depuis son plus jeune âge, il pratique aussi bien l’approche, l’affût, la battue que la chasse du petit gibier avec son springer. À travers So Chasse, il défend un journalisme de terrain fondé sur l’expérience, la vérification des faits et la rencontre avec les acteurs du monde cynégétique.

Marque

ATN

Produit

BinoX 6 Dual 640

Note de la rédaction

★★★★

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De jour, de nuit, sous différentes météos et à des distances allant jusqu’à 500 mètres : les équipes de Still Hunters ont testé pendant quatre mois pour So Chasse les jumelles ATN BinoX 6 Dual 640. Leur particularité ? Réunir dans un seul appareil vision diurne, nocturne et thermique, avec en prime un télémètre laser intégré. Mais cette polyvalence tient-elle réellement ses promesses sur le terrain ? Voici leur retour après plusieurs mois d’utilisation.

Quatre mois pour réellement les mettre à l’épreuve

Quelques minutes de manipulation ne suffisent évidemment pas pour juger des performances de jumelles de ce type. Les équipes de Still Hunters ont donc utilisé les ATN BinoX 6 Dual 640 pendant quatre mois, d’avril à juillet, aussi bien pour l’observation de la faune qu’à l’affût. Les conditions ont été volontairement variées : utilisation de jour comme de nuit, températures comprises entre 2 et 35 °C et différentes conditions météorologiques. Les capacités de détection et surtout d’identification des animaux ont été éprouvées à des distances comprises entre 20 et 500 mètres. L’objectif n’était donc pas seulement de juger la qualité de l’image sur le papier, mais de savoir si ces jumelles étaient réellement pratiques et efficaces lors d’une utilisation régulière sur le terrain.

730 grammes et une prise en main réussie

C’est l’un des premiers points relevés par les testeurs : malgré toute l’électronique embarquée, les BinoX 6 Dual 640 restent agréables à utiliser. Avec un poids annoncé de 730 grammes, l’ensemble demeure suffisamment contenu pour de longues périodes d’observation. Le harnais pectoral fourni avec les jumelles participe également au confort. Après plusieurs heures sur le terrain, le poids se fait relativement discret, un détail loin d’être anodin lorsqu’on passe une soirée entière à l’affût. Les commandes se montrent accessibles et la prise en main suffisamment intuitive pour que l’utilisateur puisse rapidement se concentrer sur l’observation plutôt que sur les réglages de l’appareil.

Bien plus que de simples jumelles thermiques

C’est probablement ce qui différencie le plus les BinoX 6 Dual 640 de jumelles thermiques classiques. Elles associent plusieurs modes d’observation au sein d’un même appareil : vision diurne, nocturne, crépusculaire et thermique. Sur le terrain, cette polyvalence prend tout son sens. Une séance d’affût peut débuter en plein jour et se poursuivre plusieurs heures après la tombée de la nuit sans avoir à changer d’équipement. La vision diurne offre une image suffisamment détaillée pour observer confortablement les animaux. Lorsque la luminosité diminue, il suffit ensuite de basculer vers les autres modes. Le double affichage, permettant d’associer les informations des visions thermique et diurne, s’est notamment montré intéressant dans les environnements très végétalisés. À cela vient s’ajouter le télémètre laser intégré, jugé efficace par les équipes de Still Hunters et particulièrement utile pour apprécier précisément la distance d’un animal.

Une image thermique 640 qui permet d’aller au-delà de la détection

C’était évidemment l’un des principaux points à vérifier. Une caméra thermique peut parfaitement permettre de détecter une source de chaleur sans pour autant offrir suffisamment de détails pour identifier correctement ce que l’on observe. Avec leur capteur thermique 640, les BinoX 6 Dual ont donné satisfaction sur ce point. Les sept palettes disponibles permettent d’adapter l’affichage aux conditions rencontrées et aux préférences de l’utilisateur. Au cours du test, des animaux ont pu être repérés et identifiés avec succès à des distances allant de 20 à 500 mètres. Évidemment, plus la distance augmente, plus les conditions météorologiques et l’environnement influencent la qualité de l’observation. Mais la définition du capteur conserve suffisamment d’informations pour obtenir une image exploitable dans de nombreuses situations.

De jour comme de nuit, leur vraie force reste la polyvalence

Après quatre mois d’utilisation, c’est finalement moins une caractéristique technique particulière que la capacité des BinoX à tout faire qui a marqué les testeurs. Pouvoir commencer une observation en plein jour, poursuivre au crépuscule puis passer au thermique une fois la nuit tombée sans changer d’appareil apporte un véritable confort. Cette continuité est particulièrement intéressante à l’affût, où les animaux peuvent apparaître dans des conditions de luminosité très différentes au cours d’une même sortie. Plutôt que d’emporter plusieurs appareils, les BinoX permettent de conserver le même outil autour du cou.

Une autonomie qui ne s’est jamais fait oublier

L’autonomie constitue souvent le talon d’Achille des équipements électroniques utilisés à la chasse. Sur ce point, les équipes de Still Hunters n’ont rencontré aucun problème au cours des quatre mois d’essai. Le système de double batterie s’est montré particulièrement endurant et n’a jamais mis les testeurs en difficulté sur le terrain. C’est un point important pour un appareil destiné notamment à de longues séances d’affût : ne pas avoir à surveiller constamment le niveau de batterie permet tout simplement de se concentrer sur l’observation.

Une application ATN 6 Connect simple à utiliser

Autre bonne surprise : l’application ATN 6 Connect. Certaines applications accompagnant les appareils thermiques peuvent rapidement devenir complexes ou donner le sentiment d’être accessoires. Ce n’est pas ce qu’ont constaté les testeurs ici. L’application s’est montrée intuitive, avec une prise en main rapide. Elle permet notamment de profiter simplement des fonctions connectées des jumelles et de conserver les images et vidéos enregistrées au cours des observations.

Un diamètre d’objectif qui pourrait être plus généreux

Tout n’est évidemment pas parfait. S’il fallait retenir un point susceptible d’être amélioré, les équipes de Still Hunters citent le diamètre d’ouverture optique. Une ouverture plus généreuse pourrait apporter un confort supplémentaire dans certaines situations et permettre d’exploiter encore davantage les capacités de l’appareil. Il faut cependant garder à l’esprit qu’augmenter le diamètre aurait probablement une incidence sur l’encombrement et surtout sur le poids, qui constitue justement aujourd’hui l’un des points forts des BinoX. La réserve reste donc relativement limitée au regard du bilan général.

Après quatre mois, quel verdict ?

Les ATN BinoX 6 Dual 640 ont surtout convaincu les équipes de Still Hunters par leur polyvalence. Vision diurne, nocturne, crépusculaire et thermique, télémètre laser, poids contenu, bonne ergonomie et excellente autonomie : l’ensemble constitue un appareil particulièrement complet. La qualité de l’image thermique permet de dépasser la simple détection pour réellement observer et identifier les animaux, tandis que la possibilité de passer d’un mode de vision à l’autre prend tout son intérêt lors des longues sorties à l’affût. Mais le meilleur indicateur est peut-être encore plus simple. Après quatre mois de terrain, les testeurs ont continué à les emporter avec eux. Les BinoX 6 Dual 640 ont gagné leur place dans le sac… et surtout autour du cou.

Baudouin est journaliste spécialisé dans le monde de la chasse depuis plus de quinze ans et rédacteur en chef de So Chasse. Titulaire d'une carte de presse, il a publié plus de 5 000 articles et réalisé plus de 1 500 reportages vidéo consacrés à la chasse, à la faune sauvage, aux chiens, aux armes, à la réglementation et aux territoires. Il a notamment interviewé plusieurs candidats à l’élection présidentielle en 2017 et 2022 sur leur vision de la chasse et de la ruralité. Ses reportages l’ont également conduit en Italie, en Espagne, en Écosse, en Angleterre, en Allemagne, en Autriche, en Suède, en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, au Bénin et au Mozambique. Chasseur depuis son plus jeune âge, il pratique aussi bien l’approche, l’affût, la battue que la chasse du petit gibier avec son springer. À travers So Chasse, il défend un journalisme de terrain fondé sur l’expérience, la vérification des faits et la rencontre avec les acteurs du monde cynégétique.

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