Le 30 octobre 2026, Sully-sur-Loire accueillera la première édition du Championnat de France de la Terrine de Faisan. Organisé par la Confrérie de la Faisanderie de Sully-sur-Loire, ce nouveau concours entend mettre à l’honneur le faisan, la viande de gibier et les savoir-faire culinaires associés au territoire solognot. Professionnels, amateurs et apprentis pourront s’affronter autour de trois catégories de terrines, entre tradition, créativité et produits du terroir.
Un championnat pour mettre le faisan à l’honneur
C’est une nouvelle compétition qui va voir le jour à Sully-sur-Loire, dans le Loiret. Le 30 octobre prochain, la Confrérie de la Faisanderie de Sully-sur-Loire organisera la première édition du Championnat de France de la Terrine de Faisan. Derrière ce concours gastronomique, l’objectif affiché est clair. Faire connaître et valoriser la viande de gibier, surtout le faisan et le territoire auquel les organisateurs souhaitent l’associer : la Sologne. Le règlement précise ainsi que le championnat doit permettre de « promouvoir la viande gibier, le faisan et son territoire : la Sologne ». Tout cela en encourageant la transmission des savoir-faire issus des traditions rurales. Une démarche qui dépasse donc la seule compétition culinaire. À travers la terrine, les organisateurs veulent également mettre en avant une manière de cuisiner le gibier et de transmettre des pratiques qui font partie du patrimoine gastronomique rural. Le choix de la terrine n’est d’ailleurs pas anodin dans cette volonté de valorisation. Le concours permet de travailler le faisan de différentes manières et de laisser une place aussi bien aux recettes traditionnelles qu’aux interprétations plus personnelles.
Trois collèges pour trois façons de travailler le faisan
Le championnat sera organisé autour de trois collèges : les terrines classiques, les terrines créatives et les terrines solognotes. Cette organisation permet aux participants de choisir une approche correspondant à leur recette et à leur manière de travailler le produit. La terrine classique doit contenir au minimum 30 % de faisan. La catégorie créative conserve cette même proportion minimale de faisan. Elle impose également un ajout d’alcool et de condiments supérieur à 5 %. La troisième catégorie, la terrine solognote. Cette dernière repose sur un minimum de 30 % de faisan et sur la présence de plus de 5 % de champignons. Le règlement cite notamment les girolles, les trompettes, les chanterelles et les cèpes. À travers ces trois collèges, le championnat veut ainsi faire cohabiter plusieurs approches du produit.
Professionnels, amateurs et apprentis autour d’un même concours
Autre particularité de cette première édition : le championnat n’est pas réservé aux professionnels de la gastronomie. Le règlement prévoit trois catégories de participants : professionnels, amateurs et apprentis. Cette ouverture doit permettre de réunir autour du même produit des profils différents. Restaurateurs, traiteurs, bouchers-charcutiers ou simplement passionnés de cuisine et de gibier sont les bienvenus. Le formulaire d’inscription prévoit d’ailleurs que les candidats puissent préciser leur fonction. Les apprentis disposent également d’un tarif d’inscription spécifique, moins élevé que celui des professionnels et des amateurs. Cette dimension intergénérationnelle correspond à l’esprit revendiqué par la Confrérie. Elle souhaite faire du concours un lieu de partage et de transmission. « La notion de partage intergénérationnel renforce l’esprit confrérique », souligne ainsi le règlement, qui affiche également l’ambition « d’élever chacun vers l’excellence ».
Le goût, la texture et l’équilibre au cœur de l’évaluation
Une fois les terrines réceptionnées, elles seront soumises à un jury composé de personnalités qualifiées. Les membres du jury auront pour mission d’évaluer les différentes préparations. Le goût, la texture, l’équilibre et la créativité sont les critères annoncés par les organisateurs. L’objectif est donc de ne pas limiter l’évaluation à la seule présentation de la terrine. Le concours permettra de juger la manière dont le candidat aura travaillé le faisan et construit sa recette. La Confrérie de la Faisanderie présente le jury comme une instance devant associer expertise et impartialité. Les résultats donneront lieu à plusieurs distinctions, avec des médailles, des prix spéciaux et des coups de cœur. Pour les organisateurs, ces récompenses doivent permettre de distinguer les meilleures préparations. Elles donneront aussi une reconnaissance aux candidats et contribueront à la visibilité des filières et des territoires représentés.
Un rendez-vous organisé sur plusieurs dates
Si la journée du 30 octobre constituera le point d’orgue du championnat, les candidats devront respecter plusieurs échéances en amont. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 octobre 2026. Les terrines pourront ensuite être réceptionnées à partir du 26 octobre, soit quelques jours avant la tenue du jury. Celui-ci se réunira le 30 octobre à 10 heures à Sully-sur-Loire, avant les délibérations prévues à midi. Une conférence de presse est ensuite programmée à 15 heures. Le concours se déroulera à l’Espace culturel Saint-Germain de Sully-sur-Loire. Les organisateurs ont donc choisi de concentrer sur une même journée l’évaluation des préparations, la proclamation du palmarès et la présentation de cette première édition.
Des frais d’inscription adaptés aux participants
Le championnat prévoit également une grille de tarifs différente selon le profil du candidat et le nombre de collèges dans lesquels il souhaite concourir. Pour les professionnels et les amateurs, l’inscription est fixée à 30 euros pour un collège. 50 euros pour deux collèges et 60 euros pour les trois. Pour les apprentis, 15 euros pour un collège, 25 euros pour deux et 30 euros pour trois. Les participants peuvent donc présenter plusieurs terrines et tenter leur chance dans différentes catégories. Le formulaire prévoit également que les candidats indiquent leurs coordonnées ainsi que, le cas échéant, leur entreprise, association ou société pour la facturation.
Faire du concours un rendez-vous autour du patrimoine du gibier
Au-delà du classement et des récompenses, la Confrérie de la Faisanderie veut inscrire ce championnat dans une démarche plus large autour du patrimoine culinaire. Le règlement insiste notamment sur plusieurs valeurs : « loyauté, respect, transmission, convivialité et défense du patrimoine culinaire ». Les organisateurs présentent ainsi la participation au championnat comme une manière de rejoindre une communauté autour de la gastronomie française et de contribuer à faire vivre des savoir-faire liés au territoire. Le faisan occupe naturellement une place centrale dans cette démarche. L’ambition est de montrer qu’il peut être travaillé de différentes façons tout en restant associé à la cuisine du gibier. Pour la chasse, ce type d’initiative permet également de mettre en avant une autre dimension du gibier. Un produit qui arrive en cuisine et qui peut devenir une préparation gastronomique à part entière.
Rendez-vous le 30 octobre à Sully-sur-Loire
Avec cette première édition, la Confrérie de la Faisanderie de Sully-sur-Loire souhaite donc installer un nouveau rendez-vous consacré au faisan et à la cuisine du gibier. Professionnels, amateurs et apprentis disposent encore de quelques jours pour s’inscrire et préparer leurs terrines avant leur réception à partir du 26 octobre. Le championnat connaîtra ensuite son dénouement le 30 octobre, avec la dégustation et l’évaluation des préparations par le jury, les délibérations à midi puis la conférence de presse à 15 heures. Pour cette première édition, l’enjeu sera aussi de faire connaître le concours et de lui donner une place durable dans le paysage des rendez-vous gastronomiques consacrés au gibier. Une manière, pour les organisateurs, de faire dialoguer cuisine, transmission et territoire autour d’un produit emblématique de la chasse et de la Sologne.











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