Après le cas très rare d’une chevrette coiffée tel un brocard observée récemment dans le Doubs, un autre phénomène attire l’attention dans l’Indre. Un brocard prélevé en octobre dernier présente une « perruque » particulièrement développée, illustrant un dérèglement hormonal bien connu des chasseurs, mais rarement observé à un tel niveau.
Un brocard qui ne passe pas inaperçu
Le 13 octobre 2025, sur la commune d’Orsennes (Indre), un brocard pour le moins impressionnant a été prélevé. L’animal, mis en avant par la Fédération départementale des chasseurs de l’Indre, présente une « perruque » d’une ampleur peu commune, recouvrant largement le sommet du crâne. Si le phénomène est connu dans le monde cynégétique, la taille et la densité de cette excroissance en font ici un cas particulièrement marquant.
Un phénomène connu… mais rarement à ce niveau
Contrairement à d’autres anomalies beaucoup plus rares, comme celle d’une chevrette portant des bois, le brocard « en perruque » est un cas déjà bien identifié par les chasseurs de grand gibier. Il correspond à une anomalie de croissance des bois, caractérisée par une hyperproduction de velours sans que celui-ci ne se minéralise. Les bois ne durcissent pas et continuent de se développer de manière anarchique, formant cette masse caractéristique. Mais si le principe est connu, il est en revanche beaucoup plus rare d’observer des développements aussi importants que celui de ce brocard de l’Indre.
Un dérèglement hormonal en cause
Comme l’explique Xavier Legendre, président de l’ADCGG36( Association départementale des Chasseurs de Grand Gibier de l’Indre), ce type d’anomalie trouve son origine dans un déséquilibre hormonal, le plus souvent lié à une perturbation testiculaire, voire à une castration. Chez le chevreuil, le cycle des bois est étroitement dépendant du taux de testostérone. Lorsque ce dernier ne remonte pas normalement, le velours ne chute pas et les bois ne se calcifient pas. Ils poursuivent alors leur croissance sous forme de tissus mous, irrigués, qui finissent par former une « perruque ». Des facteurs extérieurs, comme des épisodes de gel pouvant endommager le velours en formation, peuvent également perturber ce cycle biologique.
Des cas qui continuent de fasciner
Ce type de brocard reste suffisamment rare pour attirer l’attention, notamment lorsqu’il atteint un tel niveau de développement. Il rappelle aussi la complexité du fonctionnement hormonal chez les cervidés et les conséquences visibles que peuvent entraîner ses dérèglements. À l’image de la chevrette coiffée prélevée récemment dans le Doubs, ces anomalies, bien que différentes dans leur origine, témoignent de la diversité fascinante des extravagances que le chasseur peut observer au sein du monde animal.












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