Braconnage à Gap : quand One Voice confond délit et chasse

Un homme membre d’une société de chasse de Vars (Hautes-Alpes), a comparu devant le tribunal correctionnel de Gap pour une série de faits s’étalant entre décembre 2023 et décembre 2025. Une affaire qui, au départ, n’avait rien à voir avec la chasse, puisque c’est dans le cadre d’une autre enquête que les enquêteurs tombent sur des photographies compromettantes dans son téléphone. De quoi déclencher des investigations confiées à la Brigade enquêtes environnement de Serre-Ponçon, avec l’appui de l’Office français de la biodiversité. Très vite, les faits mis au jour dépassent le simple manquement. L’enquête révèle une accumulation d’infractions de braconnage. Le prévenu est soupçonné d’avoir prélevé plusieurs espèces (chamois, chevreuils, cerfs en dehors de tout cadre légal, sans respect des plans de chasse. .

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Au cœur du dossier figure également l’abattage d’un chien de type Husky, retrouvé équipé d’un harnais et vraisemblablement échappé. Le prévenu est poursuivi pour sévices graves ayant entraîné la mort d’un animal domestique, un délit lourdement sanctionné par la loi. À cela s’ajoutent la découverte lors des perquisitions d’armes non déclarées, de nombreuses munitions et d’un véhicule utilisé pour ces activités illégales.

Deux personnes ont été placées en garde à vue au début de l’enquête, mais une seule est aujourd’hui poursuivie. L’association de chasse de Vars, elle, n’est pas mise en cause. L’association One Voice s’est en revanche constituée partie civile, avançant que ces faits illustreraient des dérives possibles de la chasse: « Nous on demande une révision totale de la règlementation relative à la chasse pour éviter justement qu’il y ait autant de dérives ». C’est précisément là que le débat commence.

Car s’il ne fait aucun doute que les faits reprochés doivent être sanctionnés avec la plus grande fermeté, encore faut-il nommer les choses correctement. Ce dossier ne met pas en lumière une dérive de la chasse, mais bien des actes de braconnage caractérisés. Autrement dit, des comportements qui se situent en dehors du cadre légal qui définit précisément la pratique cynégétique. La chasse, par essence, repose sur des règles strictes. C’est même ce cadre qui distingue le chasseur du braconnier. Confondre les deux, volontairement ou non, revient à brouiller une frontière pourtant fondamentale.

Faut-il pour autant, à partir de ce cas isolé, jeter le discrédit sur l’ensemble des chasseurs ? Les 925 000 pratiquants français respectent pour l’immense majorité un cadre réglementaire exigeant. Ils ne sont ni des braconniers, ni des individus tirant sur des animaux domestiques. En s’appuyant sur ce type de fait divers pour dénoncer la chasse dans son ensemble, le risque est de transformer un dossier judiciaire clair en outil de communication. .

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Rédacteur en chef, SoChasse

2 réponses à “Braconnage à Gap : quand One Voice confond délit et chasse”

  1. CLOPOIN

    5 individus sur la photo dont une qui aime les blaireaux !!! Chez elle la comprenette ne doit pas être simple, il faut vite lui trouver un blaireau.

  2. Bob26

    One voice a Gap!!!
    Cinq voice plutôt..
    Ridicule… tout simplement ridicule .
    A me faire de la peine pour eux …
    Mais non finalement laissons les se complaire dans leur délire et se discréditer.
    Utiliser des actes de braconnage pour s’attaquer a la chasse c’est minable et irrationnel.
    Les chasseurs sont les premiers à en subir les méfaits et certainement la fédération va où s’est déjà portée partie civile.
    One voice !!!!….je les avais oublié celà…

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