Quelques jours après notre article consacré à l’explosion de la présence des sangliers dans plusieurs quartiers de Nîmes, les autorités viennent finalement de dévoiler les premières mesures retenues pour tenter de reprendre le contrôle de la situation autour de la route d’Arles, des Jonquilles, de Stella et des jardins ouvriers. À l’issue des concertations menées entre la mairie, la préfecture du Gard et notamment la société de chasse de Nîmes, le choix s’est porté sur la mise en place d’un « protocole de piégeage » à l’aide de cages dans les secteurs les plus touchés par la présence des animaux.
Des cages pour éviter les risques en zone habitée
Dans un communiqué relayé par France Bleu, la mairie et la préfecture expliquent que ce dispositif doit permettre de procéder à des prélèvements « en toute sécurité pour les habitants ». Il faut dire que les secteurs concernés sont désormais totalement imbriqués dans le tissu urbain. Entre les immeubles, les jardins ouvriers, les routes fréquentées et la présence quotidienne de familles ou de promeneurs, l’organisation de battues classiques apparaît particulièrement compliquée. Depuis plusieurs semaines, les habitants assistent à des scènes devenues surréalistes avec des compagnies entières de sangliers circulant parfois en pleine fin de journée au pied des immeubles. Une situation aggravée par les travaux du futur parc Jacques-Chirac qui auraient déplacé une partie des animaux vers des zones plus urbanisées.
Les battues administratives finalement mises de côté
Dans notre précédent article, plusieurs solutions étaient pourtant évoquées lors des discussions entre les autorités et les chasseurs, notamment des opérations de capture, du débroussaillement mais aussi de possibles battues administratives. Finalement, cette dernière option semble pour l’instant avoir été écartée au profit du piégeage, probablement en raison des contraintes sécuritaires extrêmement fortes dans ce type d’environnement périurbain. Certaines communes françaises ont pourtant déjà expérimenté des dispositifs de régulation très particuliers en pleine ville. Le 1er février dernier, à La Flèche dans la Sarthe, une battue administrative à l’arc, avec une cinquantaine de chasseurs, avaient ainsi été organisées pour limiter les risques liés aux tirs à proximité des habitations. À Nîmes, les autorités semblent donc avoir choisi une approche plus discrète et plus sécurisée avec ces futures cages de capture qui devraient être installées « dans les jours à venir ».
Une présence devenue permanente
Le communiqué rappelle également que le sanglier reste classé ESOD, c’est-à-dire « espèce susceptible d’occasionner des dégâts ». Et pour cause : dans plusieurs secteurs de Nîmes, les habitants parlent désormais d’une présence quasi quotidienne des animaux. Jardins retournés, clôtures détruites, poubelles éventrées et circulation de compagnies accompagnées de marcassins en pleine zone résidentielle alimentent désormais une réelle inquiétude chez certains riverains. Selon les premières estimations évoquées lors des réunions entre les différents acteurs du dossier, plusieurs dizaines de sangliers seraient actuellement installés dans ce secteur périurbain malgré des prélèvements déjà réalisés ces dernières semaines. Une nouvelle illustration d’un phénomène qui touche désormais de nombreuses villes françaises confrontées à une progression constante des populations de sangliers jusque dans les quartiers urbains.












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