ICU CAM 6 : le piège photo qui vous évite les abonnements inutiles

Distribuée en France par Blaser, la marque ICU commence à se faire une place dans l’univers des pièges photo connectés. Utilisée depuis plusieurs mois par Julien Gingembre sur son territoire de chasse, la ICU CAM 6 mise sur une approche simple : des images reçues directement sur smartphone, une gestion flexible des abonnements et une autonomie renforcée grâce aux batteries rechargeables. Après plusieurs semaines passées en forêt et en plaine à surveiller passages de sangliers et cultures, Julien nous livre son avis détaillé sur ce modèle haut de gamme.

SC : Julien, comment as-tu découvert la marque ICU ?

JG : Au départ, j’en avais surtout entendu parler sur les réseaux sociaux, notamment via plusieurs influenceurs allemands que je suis régulièrement sur Instagram. Ensuite, c’est avec l’arrivée du groupe Blaser dans la distribution française que la marque a commencé à vraiment circuler chez nous. Jérôme Picyk, qui chasse sur mon territoire, m’en avait également parlé. Puis Blaser m’a fait parvenir une ICU CAM 6 pour que je puisse la tester dans des conditions réelles.

SC : Quel type de caméra est cette ICU CAM 6 ?

JG : C’est clairement le modèle haut de gamme de la marque. Nous sommes sur un piège photo connecté capable d’envoyer directement les photos et vidéos sur ton téléphone via une application dédiée. L’un des points intéressants, c’est son alimentation. Tu peux utiliser soit des piles AA classiques, soit des batteries rechargeables de type 18650, celles que l’on retrouve souvent dans les lampes, certaines thermiques ou même les cigarettes électroniques. Et ça, franchement, c’est un vrai avantage. D’abord parce que cela augmente énormément l’autonomie de la caméra, mais aussi parce que cela réduit les coûts à long terme. Tu n’es pas obligé d’acheter des batteries propriétaires, tu peux très facilement en trouver ailleurs à des prix raisonnables.

SC : Dans quelles conditions as-tu pu tester cette caméra ?

JG : Cette caméra tourne depuis trois mois sur le terrain. Je l’ai principalement installée en forêt, mais j’en ai aussi placé une pour surveiller un semis de maïs en plaine. Elle a déjà encaissé plusieurs épisodes de pluie assez sérieux, mais elle n’a pas encore connu de très grosses périodes de gel ou des conditions hivernales extrêmes. Pour l’instant, elle évolue donc dans des conditions assez classiques pour un usage chasse et gestion du territoire.

SC : Que vaut la qualité des photos et des vidéos ?

JG : La qualité est bonne, franchement il n’y a pas de problème particulier là-dessus. Je n’ai pas encore exploré tous les réglages possibles dans toutes les situations. Mais ce que j’ai vu jusqu’ici est propre et efficace, aussi bien sur les photos que sur les vidéos. Un point que je trouve vraiment pratique, c’est la possibilité d’envoyer une commande en direct à la caméra via l’application. Tu peux lui demander instantanément de prendre une photo ou de lancer une vidéo. Quand tu as un doute sur le fonctionnement ou que tu veux vérifier qu’elle est toujours en place, c’est extrêmement utile.

SC : L’application est-elle simple à prendre en main ?

JG :. L’installation de départ est simple : tu télécharges l’application, tu scans un QR code et la caméra se configure assez rapidement. Les réglages principaux se font facilement depuis le téléphone. Ce n’est pas compliqué, comme tout nouveau matériel , il vous faudra un petit temps d’adaptation pour maitriser parfaitement l’ensemble des menus.

SC : Tu évoques souvent les abonnements des pièges photo. ICU apporte quelque chose d’intéressant à ce niveau-là ?

JG : Oui, clairement. Et c’est même l’un des gros avantages de la marque à mes yeux. Chez ICU, tu peux fonctionner avec un système de crédits photos plutôt qu’avec un abonnement mensuel fixe. En gros, tu achètes un certain nombre de photos et tu les consommes quand la caméra travaille. Du coup, si tu ranges ta caméra plusieurs semaines parce que la saison est terminée ou que tu ne l’utilises plus, tu ne continues pas à payer pour rien. Beaucoup de marques imposent un abonnement qui tourne en permanence, même quand la caméra dort dans un placard. Là, c’est plus souple et plus économique pour quelqu’un qui utilise ses pièges photo de manière saisonnière.

SC : Comment positionnes-tu tes caméras sur le terrain ?

JG : Cela dépend complètement de ce que je cherche à observer. Parfois je les mets très bas, parfois à hauteur d’homme, parfois plus haut encore. Sur une place d’agrainage, une pierre à sel ou un arbre goudronné, il suffit surtout de bien cadrer la zone où les animaux vont s’arrêter. En revanche, sur les passages, j’ai une vraie préférence : j’aime positionner la caméra dans l’axe du passage plutôt qu’en travers. Quand tu places la caméra perpendiculairement à une coulée, un animal qui traverse rapidement peut sortir du champ presque instantanément. Alors qu’en la mettant dans l’axe, l’animal reste plus longtemps visible et tu récupères des informations beaucoup plus exploitables. Pour moi qui utilise énormément les pièges photo dans la prévention des dégâts agricoles, cela permet de savoir précisément quelle espèce sort, à quelle heure et en quel nombre.

SC : As-tu relevé quelques défauts sur cette ICU CAM 6 ?

JG : Oui, il y a deux points que je relèverais. Le premier concerne le système d’orientation. L’écran et l’objectif sont placés sur le même panneau mobile. Quand tu ouvres la caméra pour régler ton cadrage, l’objectif bouge en même temps que l’écran. Résultat : tu n’es jamais totalement certain de viser exactement où tu veux. Le deuxième point concerne la sécurité. Comme beaucoup de chasseurs, je sécurise mes pièges photo avec un câble antivol. Sauf qu’ici, le panneau d’ouverture reste accessible même avec le câble en place. Concrètement, quelqu’un peut ouvrir la caméra, retirer les piles, l’éteindre ou même la détériorer sans difficulté.

SC : Malgré ces défauts, recommanderais-tu cette caméra ?

JG : Oui, franchement oui. C’est une caméra qui fonctionne bien, qui produit de bonnes images et qui possède un vrai avantage économique avec son système de crédits. Pour quelqu’un qui ne veut pas payer un abonnement à l’année et qui cherche un piège photo connecté simple et efficace, c’est une solution intéressante. Je dirais que c’est un peu la caméra “économe” du marché : tu consommes uniquement ce dont tu as besoin, quand tu en as besoin.

ICU CAM 6 : les points forts et les limites

Les points forts

  • Bonne qualité photo et vidéo
  • Compatible avec batteries rechargeables 18650
  • Très bonne autonomie
  • Possibilité de déclencher photo ou vidéo à distance en temps réel
  • Installation relativement simple
  • Système de crédits photos flexible et économique
  • Détection rapide des animaux
  • Utilisation adaptée à la surveillance des cultures et des passages

Les points faibles

  • Angle de vue jugé un peu étroit
  • Sécurisation perfectible avec câble antivol

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Rédacteur en chef, SoChasse

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