Ce lundi 4 mai, Stanislas Broniszewski est actuellement jugé devant le tribunal correctionnel de Senlis. Figure bien connue de l’opposition à la chasse à courre et membre actif du collectif Abolissons la Vènerie Aujourd’hui, il comparaît pour l’organisation présumée d’un rassemblement non déclaré lors de la Fête de la Vènerie, en juin dernier. À l’heure où nous publions ces lignes, l’audience est toujours en cours et aucune décision de justice n’a encore été rendue. Reste à savoir dans quelle mesure le tribunal retiendra sa responsabilité dans les faits qui lui sont reprochés.
Une fête perturbée par des militants radicaux
Le 14 juin 2025, la ville de Senlis célébrait les 90 ans de son musée de la vènerie, dans une ambiance initialement festive. Défilés de meutes, animations et public familial étaient au rendez-vous. Mais la journée a rapidement basculé sous la pression de militants opposés à cette pratique traditionnelle. Le collectif AVA, dont l’activité principale est le harcèlement des veneurs, épaulé par le réseau Réseau Pythagore, groupuscule considéré par beaucoup comme de quasi « fascistes verts » et connu pour ses positions particulièrement radicales dans la mouvance animaliste, a multiplié les actions de perturbation tout au long du cortège. Huées, provocations, harcèlement des veneurs et du public : le climat s’est tendu au fil des heures, nécessitant une présence importante des forces de l’ordre pour éviter tout débordement.
Interpellé en fin de journée
En marge de ces tensions, Stanislas Broniszewski a été interpellé puis placé en garde à vue. Il lui est reproché d’avoir organisé cet attroupement non déclaré aux abords de la manifestation. De son côté, l’intéressé conteste les faits et nie avoir coordonné ce rassemblement. Dans une vidéo diffusée après les événements, il assume néanmoins un discours très politisé, appelant à poursuivre la lutte contre la vènerie et dénonçant le rôle de l’État.
Un militant au positionnement politique marqué
Au-delà des faits jugés aujourd’hui, cette affaire illustre une nouvelle fois la radicalisation d’une partie des mouvements anti-chasse. Certains militants n’hésitent plus à s’inscrire dans une confrontation directe sur le terrain, avec un discours idéologique assumé, ancré à la gauche de la gauche et s’opposant à la vénerie dans une logique de lutte des classes, les pratiquants de chasse à courre étant pour eux forcément des aristocrates et des grands bourgeois. Le verdict du tribunal de Senlis, attendu dans les prochaines heures ou prochains jours, sera observé de près, par les défenseurs de la chasse à courre que nous sommes.












Laisser un commentaire