Face à des dégâts agricoles et à une forte présence de sangliers constatée sur plusieurs communes du pays de Dinan, la préfecture des Côtes-d’Armor a autorisé des opérations de destruction par tir d’affût et d’approche. Les interventions se poursuivront jusqu’à la fin du mois de juillet.
Des dégâts agricoles à l’origine de la décision
La préfecture des Côtes-d’Armor vient de prendre plusieurs arrêtés autorisant des opérations de régulation du sanglier sur le secteur de Saint-Judoce ainsi que sur les communes de Corseul, Créhen et Languenan. Cette décision intervient après la constatation de dégâts dans une parcelle de maïs à Saint-Judoce. Les investigations menées sur le terrain ont également mis en évidence une présence importante de sangliers dans plusieurs secteurs voisins du pays de Dinan. Selon les services de l’État, les observations réalisées au printemps par les lieutenants de louveterie ont confirmé une fréquentation régulière des animaux sur ces territoires, justifiant la mise en place d’une intervention ciblée.
Des opérations autorisées jusqu’à fin juillet
Les prélèvements pourront être réalisés jusqu’au 31 juillet 2026. Les opérations se dérouleront exclusivement de nuit, selon les modalités habituellement retenues dans ce type de situation. Les tirs seront effectués à l’affût ou à l’approche, et non par battues administratives afin de cibler précisément les animaux présents sur les secteurs concernés tout en limitant les perturbations pour les autres espèces. L’objectif est de réduire localement la pression exercée par les sangliers avant que les dégâts ne s’aggravent davantage sur les cultures agricoles.
Un prélèvement plafonné à quinze animaux
L’autorisation accordée par la préfecture demeure toutefois strictement encadrée. Le nombre total de sangliers pouvant être prélevés est limité à quinze individus sur l’ensemble des opérations. Les interventions devront également se dérouler à l’intérieur de périmètres précisément définis par les arrêtés préfectoraux. Tout tir en dehors de ces zones est interdit. Cette nouvelle opération illustre une fois encore les difficultés rencontrées par de nombreux territoires face à la progression des populations de sangliers. Entre protection des cultures, prévention des dégâts et maintien d’effectifs compatibles avec les capacités d’accueil des milieux, les services de l’État et les acteurs de terrain sont régulièrement amenés à mettre en œuvre ce type de mesures ponctuelles de régulation.












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