De la chasse au bureau : Deerhunter habille les chasseurs au quotidien

Chemises en flanelle, pulls en mérinos, vestes en velours, surchemises et loden : Deerhunter ne se limite plus aux vêtements techniques portés sur le terrain. Avec sa gamme « Everydays », la marque danoise accompagne aussi l’avant et l’après-chasse, mais également les chasseurs qui souhaitent afficher discrètement leur passion dans leur vie quotidienne. Stéphane Hanff nous explique pourquoi cette collection rencontre un écho particulier en France.

BSL: Deerhunter est surtout connu pour ses vêtements techniques. Pourtant, le lifestyle prend aujourd’hui une place importante dans vos collections ?

SH: Oui. C’est un pôle que nous appelons désormais « Everydays». Nous proposons des pulls de qualité, notamment en mérinos, avec des cols V, ronds ou zippés, de belles chemises en flanelle ou en coton, mais aussi des modèles plus techniques en polyester. Nous avons également des vestes en velours, des surchemises ou encore du loden. Il y a derrière tout cela une véritable tradition issue de la confection danoise.

Foto: Lasse Lagoni

BSL: Cette collection est-elle récente chez Deerhunter ?

 SH: Elle existe depuis les débuts de Deerhunter, mais elle était beaucoup plus réduite. À l’origine, nous avions essentiellement quelques chemises en flanelle très typées nordiques. Elles ont beaucoup plu grâce à leurs coupes et aux tissus utilisés. La gamme a donc grandi progressivement et continue de se développer chaque année.

BSL: Pourquoi fonctionne-t-elle particulièrement bien auprès des chasseurs français ?

 SH: Parce qu’en France, l’avant et l’après-chasse ont une importance particulière. Il y a le rond, les honneurs, le repas et toute cette tradition de convivialité. C’est la vie du groupe. Les chasseurs aiment aussi être correctement habillés dans ces moments-là, et cette collection répond très bien à cette attente.

BSL: Ces vêtements restent-ils pour autant très identifiés « chasse » ?

 SH: Non, et c’est justement leur intérêt. Ce sont des chemises, des pulls ou des gilets que l’on peut porter à la chasse, à l’après-chasse mais aussi dans la vie de tous les jours. Un vêtement très technique ou orange est évidemment difficile à porter au travail. Avec la gamme Everydays, on peut parfaitement porter une chemise, un pull ou une veste dans son quotidien.

Foto: Lasse Lagoni

BSL: Observez-vous chez les jeunes chasseurs une volonté plus forte d’afficher leur appartenance à cet univers ?

 SH: Oui, notamment au Danemark, en Allemagne ou en Autriche. Beaucoup de jeunes chasseurs ont envie de revendiquer leur appartenance à la chasse dans leur vie quotidienne. Ils peuvent aller travailler avec une chemise ou un pull Deerhunter. Les logos restent très discrets, avec simplement le petit blason et le cerf. C’est habillé, sobre, discret, mais cela permet malgré tout d’affirmer : « Oui, je suis chasseur. »

BSL: Finalement, Deerhunter cherche à habiller le chasseur bien au-delà de l’action de chasse ?

SH: Oui, c’est exactement cela. Le chasseur n’a pas uniquement besoin de produits techniques. Il y a aussi tout ce qui entoure la chasse et, plus largement, sa vie quotidienne. C’est ce qui explique le développement de cette gamme.

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Baudouin est journaliste spécialisé dans le monde de la chasse depuis plus de quinze ans et rédacteur en chef de So Chasse. Titulaire d'une carte de presse, il a publié plus de 5 000 articles et réalisé plus de 1 500 reportages vidéo consacrés à la chasse, à la faune sauvage, aux chiens, aux armes, à la réglementation et aux territoires. Il a notamment interviewé plusieurs candidats à l’élection présidentielle en 2017 et 2022 sur leur vision de la chasse et de la ruralité. Ses reportages l’ont également conduit en Italie, en Espagne, en Écosse, en Angleterre, en Allemagne, en Autriche, en Suède, en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, au Bénin et au Mozambique. Chasseur depuis son plus jeune âge, il pratique aussi bien l’approche, l’affût, la battue que la chasse du petit gibier avec son springer. À travers So Chasse, il défend un journalisme de terrain fondé sur l’expérience, la vérification des faits et la rencontre avec les acteurs du monde cynégétique.

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