Alors que la France étouffe sous une nouvelle vague de chaleur avec des températures dépassant localement les 40°C, la Fédération Nationale des Chasseurs appelle les propriétaires et gestionnaires de territoires à redoubler d’efforts pour aider la faune sauvage à traverser cet épisode climatique particulièrement éprouvant. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, la FNC invite notamment les gestionnaires de territoires privés à créer ou à maintenir des points d’eau accessibles aux animaux sauvages. Une recommandation de bon sens qui rappelle le rôle discret mais essentiel joué chaque année par de nombreux chasseurs sur le terrain.
Quand la chaleur devient un danger pour la faune
Si la canicule est difficile à supporter pour les hommes, elle l’est tout autant pour la faune sauvage. Dans de nombreuses régions, les mares temporaires s’assèchent, les fossés ne contiennent plus d’eau et certains points d’abreuvement naturels disparaissent progressivement. Chevreuils, lièvres, faisans, perdrix, hérissons, oiseaux ou encore insectes pollinisateurs doivent alors parcourir davantage de distance pour trouver de quoi s’hydrater, au risque de s’épuiser davantage sous des températures extrêmes. Dans certaines zones agricoles ou forestières, les chasseurs et les gestionnaires de territoires anticipent depuis plusieurs années ces épisodes en installant des abreuvoirs, en restaurant d’anciennes mares ou en alimentant artificiellement certains points d’eau durant les périodes les plus critiques.
Des actions concrètes loin des discours
Ces initiatives passent souvent inaperçues. Pourtant, elles mobilisent chaque été des milliers de bénévoles à travers le pays. Réfection de mares, entretien de points d’eau, création de zones refuges, implantation de couverts végétaux favorables à la biodiversité ou encore aménagements destinés à limiter les effets de la sécheresse : les actions menées par les chasseurs sont nombreuses et généralement financées sur leurs propres fonds. Une réalité qui contraste parfois avec certaines prises de position très médiatisées. Car si les débats sur la biodiversité occupent régulièrement les plateaux de télévision et les réseaux sociaux, ce sont souvent les acteurs ruraux qui interviennent concrètement lorsque la situation devient critique pour la faune. Sur le terrain, la survie des animaux ne dépend pas d’un slogan ou d’un communiqué de nos amis écologistes. Elle dépend d’un point d’eau rempli, d’une mare entretenue ou d’un couvert végétal préservé.
Un appel lancé à tous les propriétaires
La Fédération Nationale des Chasseurs rappelle d’ailleurs que chacun peut agir à son échelle. Dans un jardin, une simple coupelle d’eau placée à l’ombre peut permettre à de nombreux oiseaux, hérissons ou insectes de traverser les périodes les plus chaudes. Alors que les prévisions météorologiques annoncent encore plusieurs jours de fortes chaleurs dans de nombreuses régions françaises, la mobilisation de tous les gestionnaires d’espaces naturels pourrait faire la différence pour de nombreuses espèces sauvages. Car lorsque le thermomètre dépasse les 40 degrés, l’accès à l’eau devient tout simplement une question de survie.












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