Une opération de contrôle menée par les inspecteurs de l’Office français de la biodiversité (OFB) a conduit à l’interpellation d’un homme surpris en pleine chasse illégale de nuit dans le Gers. Deux carabines, dont l’une équipée d’une lunette thermique et d’un modérateur de son, ont été saisies. Si une enquête est en cours, rien n’indique à ce stade que le mis en cause soit titulaire du permis de chasser.
Une interpellation lors d’un contrôle nocturne
Face à plusieurs signalements de tirs de nuit et de faits de braconnage recensés ces derniers mois, les services de l’État ont renforcé les opérations de surveillance dans le département du Gers. Au cours d’un contrôle réalisé en juin, les inspecteurs de l’OFB ont surpris un homme en action lors d’un braconnage nocturne. Les agents ont procédé à la saisie de deux carabines, dont l’une était équipée d’une lunette thermique ainsi que d’un modérateur de son. Une enquête de police judiciaire est désormais ouverte afin de déterminer précisément les circonstances des faits et les éventuelles infractions commises. À ce stade, les autorités n’ont communiqué aucune information permettant de savoir si la personne interpellée est, ou non, titulaire d’un permis de chasser.
La chasse de nuit reste très strictement encadrée
Ce dossier est également l’occasion de rappeler la règlementation française. En France, la chasse de nuit est interdite, à l’exception de situations très particulières prévues par la loi. Sur l’ensemble du territoire national, les interventions nocturnes de régulation peuvent être réalisées par les lieutenants de louveterie lorsqu’ils agissent sur réquisition préfectorale dans le cadre de missions administratives. Par ailleurs, les chasseurs bénéficient d’une dérogation spécifique en Alsace-Moselle, où la réglementation locale autorise, sous certaines conditions strictes, la chasse de nuit du sanglier à l’aide de dispositifs de vision thermique afin de lutter plus efficacement contre les dégâts agricoles. Cette particularité demeure une exception au droit commun français. En dehors de ces cas précisément encadrés, l’utilisation de moyens de vision nocturne ou thermique pour pratiquer la chasse demeure interdite.
Ne pas confondre braconniers et chasseurs
Cette affaire rappelle également qu’il convient de distinguer clairement les auteurs d’actes de braconnage de l’immense majorité des chasseurs français. Chaque saison, plusieurs centaines de milliers de chasseurs exercent leur passion dans le respect des dates d’ouverture, des horaires, des règles de sécurité et de la réglementation cynégétique. Les faits de braconnage, largement condamnés par les fédérations des chasseurs elles-mêmes, restent le fait d’une infime minorité d’individus qui portent atteinte à l’image de toute une communauté. La lutte contre ces pratiques illégales constitue d’ailleurs un intérêt commun aux chasseurs, aux gestionnaires de territoires et aux services de contrôle. Le respect des règles est une condition indispensable à une gestion durable de la faune sauvage et à l’acceptation de la chasse par le grand public.












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