Face aux dégâts provoqués par une présence persistante de sangliers dans le nord-ouest de l’Essonne, la préfecture vient d’autoriser des opérations nocturnes de régulation dans treize communes. Elles seront conduites par un lieutenant de louveterie jusqu’au 17 septembre prochain.
Un arrêté préfectoral
Les habitants de plusieurs communes de l’Essonne pourraient entendre des détonations au cours des prochaines nuits. Par un arrêté signé le 17 juillet 2026, la préfecture a autorisé la réalisation de tirs nocturnes de sangliers dans un vaste secteur situé au nord-ouest du département. L’arrêté autorise une opération administrative de destruction placée sous la responsabilité d’un lieutenant de louveterie. En pratique, ce type d’intervention repose sur des tirs ciblés, généralement réalisés à l’affût à l’aide de carabines et d’équipements adaptés aux interventions nocturnes de type lunette thermique et modérateur de son.
Des dégâts dans les cultures et les propriétés privées
Les services de l’État justifient cette mesure par la « présence persistante » de sangliers ainsi que par les « dégâts importants » causés dans les cultures agricoles et les propriétés privées. L’arrêté évoque une situation nécessitant une intervention « nécessaire et urgente » afin de faire baisser les populations présentes dans ce secteur périurbain. Les tirs pourront être réalisés sur les communes de Gometz-le-Châtel, Gometz-la-Ville, Saint-Jean-de-Beauregard, Gif-sur-Yvette, Bures-sur-Yvette, Villiers-le-Bâcle, Orsay, Saint-Aubin, Saclay, Les Ulis, Les Molières, Limours et Bièvres. La préfecture indique avoir notamment été saisie par plusieurs agriculteurs et particuliers confrontés aux incursions répétées des animaux. Dans ces zones périurbaines, la régulation se révèle souvent particulièrement délicate en raison de la proximité des habitations, des routes et des espaces fréquentés par le public.
Un lieutenant de louveterie épaulé par trois aides
Les opérations seront dirigées par Fabrice Sirou, lieutenant de louveterie de la première circonscription de l’Essonne. Il pourra être accompagné de trois aides au maximum, dont les coordonnées ainsi que l’immatriculation du véhicule utilisé devront être communiquées à la Direction départementale des territoires. Les forces de l’ordre et le service départemental de l’Office français de la biodiversité devront également être prévenus au moins 24 heures avant chaque intervention. Ce dispositif doit permettre d’assurer la coordination des opérations et d’éviter toute confusion en cas de détonations entendues par les riverains. À l’issue de chaque sortie, les sangliers abattus seront remis aux services techniques des communes concernées. Le lieutenant de louveterie devra par ailleurs transmettre un compte rendu détaillé à la directrice départementale des territoires.
Un avis défavorable des chasseurs franciliens
L’arrêté mentionne également un avis défavorable rendu par la Fédération interdépartementale des chasseurs d’Île-de-France. Le document ne précise toutefois ni les motifs de cette opposition ni les éventuelles réserves formulées par la Fédération sur les modalités choisies par l’administration. Ces interventions pourront se poursuivre jusqu’au 17 septembre 2026. Elles illustrent une nouvelle fois les difficultés rencontrées pour contenir les populations de sangliers dans les secteurs périurbains, où la chasse ordinaire ne peut pas toujours être pratiquée avec une efficacité suffisante.












Laisser un commentaire