Le 2 novembre 2024, une battue tout à fait normale débute à Craonne, dans l’Aisne. David Winterstein, 16 ans à ce moment, prélèvera deux sangliers. C’est le dernier qui a retenu l’attention de tout le monde. En effet, ce n’est pas tous les jours que pour sa première battue, on prélève un sanglier de… 164 kg ! Le tireur raconte ce moment exceptionnel.
Un premier animal d’une cinquantaine de kilos
C’est une très belle histoire qui est arrivée à David Winterstein, 18 ans. Alors qu’il réalisait sa première battue avec son permis de chasse en poche à Craonne, dans l’Aisne, le 2 novembre 2024, il ne s’attendait certainement pas à ce qui allait lui arriver. « C’était pendant la matinée, j’étais posté dans un trou, à un angle assez excentré de la battue » se rappelle alors le jeune adulte.
Plus tôt déjà, une première bête passe dans sa ligne de tir et fait mouche à sa première balle. Un sanglier d’une cinquantaine de kilos, le premier pour David qui marque des débuts prématurés et prometteurs. Mais le clou du spectacle arrive bien après ce premier heureux évènement.
« On aurait dit un ours »
« J’entends les chiens s’éloigner petit à petit mais en même temps, les feuilles craquent, un animal arrive tranquillement. C’est tellement fort que pour moi, ça ne peut être qu’un cerf. Lorsque je vois la tâche noire passer, je n’ai qu’une fenêtre de tir de trois mètres, et mon cran de sûreté est enclenché, donc je n’ai pu mettre qu’une balle au niveau du gigot, sans savoir s’il est vraiment gros ou non. Et là, c’est le moment qui m’a le plus choqué, il fait demi-tour en grognant, on aurait dit un ours, comme dans un film. Je tire une deuxième fois, cette fois au défaut de l’épaule » raconte alors David Winterstein.
Trois balles d’une Sauer en calibre 300
Alors qu’il pense l’action terminée, le chasseur entend du bruit, toujours aussi fort. « Je me demande ce que c’est. En fait, le sanglier a roulé plus loin, et sa tête bouge encore, le reste de son corps par contre, est totalement paralysé » affirme le tireur. Une troisième et dernière balle de sa Sauer en calibre 300 aura eu raison de ce sanglier d’exception. David explique alors : « Quand je me suis approché pour abréger ses souffrances, j’ai vraiment réalisé la grosseur de l’animal et j’ai eu peur. Pour moi, il faisait entre 140 et 150 kilos. »
Un premier peson explosé !
Au moment de la pesée, le poids a d’abord explosé un premier outil. En regardant de plus près, le verdict tombe : 164 kilogrammes. « Je tire avec des balles de la marque Norma, et quand j’ai acheté ma première boîte, un gros keiler était dessus. J’ai dit à mon père, si un jour je fais un sanglier comme ça, j’ai tout gagné, mais je ne pensais pas vraiment que ça allait m’arriver » se souvient l’homme de 18 ans. Un évènement rappelant la bête de 171 kilos prélevée dimanche 23 août dans l’Eure.












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