La saison générale de chasse s’est ouverte ce dimanche 20 septembre en Vendée. Après un été marqué par les fortes chaleurs, la sécheresse et l’assèchement de nombreux points d’eau, la Fédération départementale des chasseurs de la Vendée appelle ses adhérents à observer attentivement l’état de la faune et à adapter leurs prélèvements. Une ouverture ne signifie pas qu’il faut chasser partout et à tout prix.
Une ouverture toujours très attendue
En Vendée, le troisième dimanche de septembre conserve une saveur particulière pour des milliers de chasseurs. « C’est un moment que les chasseurs attendent impatiemment, l’ouverture générale a toujours été une date un peu sacrée en Vendée », explique Alexandra Baron, directrice de la Fédération départementale des chasseurs de la Vendée, au micro d’ICI Loire Océan. Depuis dimanche matin, perdrix, faisans et lapins de garenne peuvent notamment être chassés. L’arrêté préfectoral fixe à 8 heures le début de la chasse à tir du petit gibier sédentaire jusqu’au 30 septembre. À partir du 1er octobre, celle-ci ne pourra débuter qu’à 9 heures. La perdrix rouge et la perdrix grise pourront être chassées jusqu’au 6 décembre et le faisan jusqu’au 10 janvier 2027, sous réserve des règles particulières applicables sur certains territoires. Mais cette ouverture 2026 intervient dans un contexte particulier.
Un été éprouvant pour la faune
Canicules successives, végétation desséchée, sols durs et points d’eau parfois à sec ont marqué une grande partie de l’été vendéen. Ces conditions n’ont évidemment pas été sans conséquence pour les animaux sauvages. « Sur le terrain, nous avons constaté des milieux particulièrement secs donc forcément la faune sauvage s’en ressent, elle peut être fragilisée », constate Alexandra Baron. Chez certaines espèces, notamment le chevreuil ou le lièvre, la sécheresse et la chaleur ont également pu avoir des conséquences sur la lactation. Les animaux ont parfois dû parcourir davantage de distance afin de trouver de l’eau, de la nourriture ou simplement des secteurs leur offrant davantage de tranquillité. Face à cette situation, la Fédération a choisi un message simple : ouvrir la chasse ne signifie pas prélever sans tenir compte de ce que l’on observe sur son territoire.
Observer avant de prélever
« Une ouverture de la chasse, ça ne signifie pas qu’il faut chasser partout et en toutes circonstances », rappelle ainsi Alexandra Baron. Une phrase qui résume finalement assez bien ce qu’est la gestion cynégétique sur le terrain. La Fédération demande notamment aux chasseurs de lui signaler toute mortalité anormale ou la présence d’animaux apparaissant particulièrement amaigris ou affaiblis. À chacun ensuite d’adapter son comportement et ses prélèvements en fonction de la réalité observée localement. Car une population peut se porter correctement sur un territoire et avoir davantage souffert quelques kilomètres plus loin. Un chasseur qui fréquente son territoire toute l’année est précisément l’un des mieux placés pour constater ces différences.
Des chasseurs qui savent aussi renoncer
L’exemple du gibier d’eau est révélateur. Certains chasseurs vendéens qui envisageaient de valider leur permis dès le mois d’août ont finalement préféré attendre. La raison est d’une simplicité imparable : lorsqu’une mare ou un marais est à sec, il n’y a parfois tout simplement plus de gibier d’eau à chasser. Certains attendront donc octobre ou novembre, le retour éventuel de conditions plus humides et surtout l’arrivée des mouvements migratoires. Loin de l’image du chasseur qui voudrait prélever coûte que coûte, cette décision montre au contraire une capacité à adapter sa pratique à l’état réel du milieu.
Le lièvre attendra le 11 octobre
Pour le lièvre, les chasseurs vendéens devront encore patienter trois semaines. Son ouverture est fixée au dimanche 11 octobre et sa chasse prendra fin le 6 décembre. L’espèce est soumise à un plan de chasse dans l’ensemble du département. Concernant la bécasse des bois, contrairement à ce qu’indique ICI Loire Océan, son ouverture réglementaire est bien fixée au 20 septembre en Vendée. Elle pourra être chassée jusqu’au 20 février 2027. Le prélèvement est limité à trois oiseaux par jour, six par semaine et trente par saison et par chasseur. Chaque bécasse prélevée doit être marquée et enregistrée immédiatement sur le carnet de prélèvement ou dans ChassAdapt. À compter du 20 janvier, sa chasse ne pourra en outre être pratiquée qu’avec des chiens d’arrêt, des retrievers ou des broussailleurs.
Des acteurs présents toute l’année
La directrice de la FDC 85 rappelle également que l’action des chasseurs ne commence pas le jour de l’ouverture et ne s’achève pas avec la fermeture. Plantations de haies, restauration de mares, entretien de fossés dans les marais ou encore participation à des opérations de suivi de l’avifaune font partie des actions conduites au fil de l’année. La Fédération départementale des chasseurs de la Vendée est d’ailleurs agréée au titre de la protection de l’environnement. Après un été particulièrement difficile pour certains milieux naturels, la consigne donnée aux chasseurs vendéens apparaît donc empreinte de bon sens : regarder, comprendre et adapter les prélèvements. Car savoir ne pas tirer lorsque les circonstances l’exigent fait aussi partie de la chasse.











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