Le référendum organisé par Nicolas Hansen, président de la Fédération des chasseurs de l’Aisne, a rendu son verdict. Sur 2 250 votants, 1 433 se sont prononcés contre l’interdiction de l’agrainage du sanglier du 15 octobre au 15 février. La mesure, qui avait provoqué de fortes réactions chez les chasseurs du département, est donc largement rejetée par les participants à la consultation.
63,7 % des chasseurs votent contre la mesure
Le résultat est désormais connu. 2 250 chasseurs ont participé au référendum organisé dans l’Aisne. Les suffrages se répartissent ainsi entre 63,7 % contre et 36,3 % pour. Nicolas Hansen, qui voulait permettre aux chasseurs axonais de donner leur avis, a annoncé les résultats sur ses réseaux sociaux. « Le référendum portant sur l’interdiction de l’agrainage du 15 octobre au 15 février a mobilisé 2 250 chasseurs de l’Aisne. Les résultats sont sans appel : 1 433 voix se sont prononcées contre cette mesure, 817 voix en faveur. » Le président de la Fédération départementale indique également que la mesure inscrite dans le Schéma départemental de gestion cynégétique est ainsi rejetée par une majorité des votants.
Une mesure qui avait créé une véritable fracture
Ce résultat intervient quelques semaines après la mise en place de cette consultation. Dans notre précédent article consacré au sujet, Nicolas Hansen expliquait que l’interdiction avait été décidée avant son arrivée à la présidence de la Fédération, avec une application prévue du 15 octobre au 15 février. Selon lui, la décision avait été insuffisamment portée à la connaissance des chasseurs. C’est un article paru dans L’Union qui a fait émerger les contestations de plusieurs pratiquants. Le président avait alors décidé de leur donner directement la parole. Cinq réunions publiques avaient également été programmées pour présenter les arguments autour de l’agrainage. Lors de la première, il constatait déjà des positions très différentes. « Certains étaient favorables à cette interdiction mais d’autres étaient totalement contre. La mesure crée une véritable fracture. » De son côté, Nicolas Hansen défendait notamment l’idée que l’agrainage pouvait contribuer à concentrer artificiellement les sangliers. Cela posait une question de cohérence dans la gestion de l’espèce.
Nicolas Hansen veut désormais demander la levée de l’interdiction
Avec ce résultat, le président de la Fédération des chasseurs de l’Aisne entend maintenant porter la position exprimée par les votants auprès de l’administration. « Comme je m’y étais engagé, je respecterai ce choix démocratique et porterai la voix des chasseurs de l’Aisne auprès de l’administration afin d’obtenir la levée de cette disposition », écrit-il dans son message publié après la clôture du référendum. Cette consultation ne modifie pas à elle seule le cadre réglementaire. Cependant, elle donne désormais à la Fédération un résultat chiffré à présenter dans ses échanges avec l’administration. Le prochain enjeu sera donc de savoir si cette mobilisation des chasseurs permettra de faire évoluer la disposition prévue concernant l’agrainage dans l’Aisne.












Laisser un commentaire