Un jeune homme de 19 ans a été grièvement blessé, mardi 3 novembre, lors d’une chasse à courre au cerf à Saint-Laurent-Médoc, en Gironde. Frappé au thorax par les bois de l’animal, il a dû être évacué par hélicoptère. Malgré la gravité de sa blessure, ses jours ne seraient pas en danger.
Un jeune veneur grièvement blessé au thorax
La journée de chasse a brutalement tourné à l’accident, mardi 3 novembre, sur la commune de Saint-Laurent-Médoc, dans le nord de la Gironde. Alors qu’il participait à une chasse à courre au cerf, un jeune homme âgé de seulement 19 ans a été violemment frappé par les bois d’un cervidé. Le choc a été particulièrement sérieux puisque l’un des poumons du jeune chasseur a été perforé. Une blessure qui témoigne de la puissance considérable de ces animaux, dont les bois peuvent provoquer des lésions extrêmement graves. Les circonstances exactes de l’accident restent toutefois à préciser. On ignore notamment dans quelle situation le jeune homme s’est retrouvé au contact du cerf et ce qui a provoqué la réaction de l’animal.
Une évacuation d’urgence par l’hélicoptère Dragon 33
Alertés après l’accident, les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus pour prendre en charge le blessé. Compte tenu de la gravité de son état et de la nature de ses blessures, une évacuation médicalisée par voie aérienne a été organisée. Le jeune homme a ainsi été transporté par l’hélicoptère de la Sécurité civile Dragon 33 vers un établissement hospitalier afin de recevoir les soins nécessaires. Malgré la perforation pulmonaire, les premières informations disponibles se veulent rassurantes : son pronostic vital ne serait pas engagé. Une nouvelle qui constitue évidemment un immense soulagement pour ses proches et les membres de son équipage.
Face à un grand cerf, le danger ne doit jamais être sous-estimé
Cet accident rappelle une réalité bien connue des veneurs : un grand cerf demeure un animal sauvage d’une force exceptionnelle. Un mâle adulte peut peser largement plus de 150 kilogrammes, certains individus dépassant même les 200 kilogrammes. À cette masse musculaire impressionnante s’ajoutent des bois particulièrement dangereux lors d’une confrontation rapprochée. Lorsqu’il se sent acculé ou menacé, un cerf peut chercher à se défendre avec une violence considérable. Un mouvement de tête ou une charge à très courte distance peuvent suffire à provoquer des blessures dramatiques. Les veneurs expérimentés connaissent ces risques, notamment lorsque l’animal est aux abois. La prudence reste alors indispensable, aussi bien pour les hommes que pour les chiens. Il serait néanmoins prématuré d’affirmer que le cerf impliqué dans l’accident de Saint-Laurent-Médoc se trouvait précisément dans cette situation, faute d’informations sur le déroulement de la scène. Cet accident, heureusement sans conséquence mortelle selon les premières informations, rappelle que la chasse du grand gibier met parfois les hommes directement au contact d’animaux puissants, imprévisibles et parfaitement capables de se défendre.












Laisser un commentaire