Plusieurs chasseurs ont été victimes de vols d’armes à feu samedi 24 octobre, dans deux communes des monts du Forez, dans la Loire. Une enquête a été ouverte par le parquet de Saint-Étienne pour retrouver les armes dérobées et identifier les auteurs des faits.
Des chasseurs victimes de vols dans deux communes
C’est une bien mauvaise surprise qu’ont connue plusieurs chasseurs samedi 24 octobre, dans les monts du Forez. Des armes de chasse ont été dérobées dans leurs véhicules, stationnés sur les communes de Montarcher et d’Estivareilles, deux villages du département de la Loire. Selon les informations communiquées par le parquet de Saint-Étienne, les faits ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête confiée aux gendarmes de la Loire. L’objectif est désormais de retrouver le matériel dérobé et de mettre la main sur le ou les responsables. À ce stade, le nombre exact d’armes volées, leurs modèles et leurs calibres restent à déterminer. Les circonstances précises des vols n’ont pas davantage été détaillées. On ignore notamment si les véhicules ont été fracturés ou si les malfaiteurs avaient repéré les armes avant de passer à l’acte. Lundi 26 octobre, le parquet précisait qu’aucune interpellation n’avait encore été effectuée.
Des armes de chasse désormais dans la nature
Au-delà du préjudice matériel subi par les victimes, ces vols soulèvent une véritable question de sécurité. Une arme de chasse dérobée peut en effet être conservée, revendue clandestinement ou utilisée dans des circonstances totalement étrangères à son usage initial. C’est précisément ce qui rend ce type de délit particulièrement préoccupant. Contrairement au vol d’un équipement ordinaire, la disparition d’une carabine ou d’un fusil de chasse implique la recherche d’une arme à feu dont le nouveau détenteur échappe à tout contrôle légal. Les enquêteurs devront notamment identifier précisément chaque arme, à partir de ses caractéristiques et de son numéro de série. Ces informations sont essentielles pour permettre son signalement et faciliter son identification si elle venait à être retrouvée à l’occasion d’une perquisition ou d’un contrôle. Pour les chasseurs concernés, le préjudice peut également être important. Entre le prix des armes, celui des éventuelles optiques et les accessoires qui les accompagnent, la facture peut rapidement atteindre plusieurs milliers d’euros. Sans oublier les démarches administratives imposées par leur disparition.
Un rappel de prudence pour tous les chasseurs
Cette affaire rappelle enfin l’importance des précautions à prendre lors des déplacements à la chasse. Les véhicules stationnés à proximité des territoires de chasse peuvent rester sans surveillance pendant plusieurs heures, parfois dans des endroits isolés. La réglementation impose que les armes soient transportées de manière à ne pas être immédiatement utilisables, notamment grâce à un dispositif technique adapté ou au démontage d’un de leurs éléments. Mais ces dispositions, destinées à sécuriser le transport, ne constituent pas à elles seules une protection contre le vol. Il est donc vivement recommandé de ne jamais abandonner une arme dans un véhicule sans surveillance, même si celui-ci est verrouillé et que l’arme est dissimulée dans son étui. Le coffre d’une voiture ne présente évidemment pas les mêmes garanties de sécurité qu’une armoire forte prévue pour conserver des armes à feu. En cas de vol, la réglementation impose une déclaration immédiate auprès de la police ou de la gendarmerie, en fournissant notamment la marque, le modèle, le calibre et le numéro de série de l’arme concernée. Le détenteur doit également signaler sa disparition dans le Système d’information sur les armes (SIA). Dans les monts du Forez, les investigations se poursuivent désormais pour identifier les responsables et, surtout, retrouver les armes avant qu’elles ne puissent éventuellement être utilisées à d’autres fins.












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