Loups : le plafond de prélèvement relevé à 23 %

loup gris mort

En déplacement ce lundi 16 février en Haute-Marne, Annie Genevard a annoncé plusieurs mesures destinées à répondre à la pression exercée par le loup sur les élevages. Le département de plaine figure parmi les plus touchés : 800 bêtes y ont été tuées en 2025 et plus d’une centaine depuis le début de l’année 2026. La ministre de l’Agriculture, accompagnée du ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre, s’est rendue sur une exploitation de Val-de-Meuse pour détailler des annonces attendues de longue date par les éleveurs.

Simplification des tirs de défense

Première mesure : le passage d’un régime d’autorisation à un régime de déclaration pour les tirs de défense. Concrètement, un éleveur ayant subi une attaque et ayant effectué les démarches préalables en préfecture pourra intervenir plus rapidement s’il se retrouve face à un loup. L’objectif affiché est de réduire les délais administratifs et d’éviter la répétition des prédations sur des troupeaux déjà fragilisés. Dans un département comme la Haute-Marne, où les attaques se multiplient en zone de plaine, la réactivité est devenue un enjeu central.

Un plafond national porté à 23 %

Deuxième annonce : le relèvement du plafond national de prélèvement. Fixé jusqu’ici à 19 % de la population estimée, il pourra désormais atteindre 23 % (21 % plus une marge de manœuvre de 2 % en cas de nécessité). Cela représente une cinquantaine de loups supplémentaires pouvant être prélevés au niveau national, pour un total avoisinant 240 individus. Une décision qui intervient alors que la population lupine française est estimée, par l’OFB, à environ 1 100 individus et que l’expansion territoriale de l’espèce se poursuit, y compris dans des départements historiquement peu concernés.

Tirs de prélèvement facilités

La ministre a également annoncé une simplification du recours aux tirs de prélèvement, réalisés par la Brigade Loup de l’OFB. Il s’agit là d’interventions ciblées menées par des agents spécialisés. Désormais, un éleveur engagé dans une démarche de protection de son troupeau pourra bénéficier de l’intervention de la brigade, même si l’ensemble des dispositifs de protection ne sont pas encore pleinement opérationnels. L’objectif est clairement assumé : réduire l’intensité de la prédation là où elle devient insoutenable. Ces annonces interviennent alors qu’une nouvelle attaque a été recensée dans la nuit à Bourdons-sur-Rognon, avec 21 bêtes tuées. Pour les éleveurs de Haute-Marne, la question n’est plus théorique. Elle est quotidienne.

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