Un incident, lors d’une chasse en battue, survenu le 19 février 2026 sur une commune riveraine de la forêt de Chizé, dans les Deux-Sèvres, a conduit le président de l’AFACCC 79 (Association Française pour l’Avenir de la Chasse aux Chiens Courants) à publier un message de clarification et de rappel des règles. Un sanglier blessé, poursuivi par des chiens courants, s’est réfugié dans une propriété privée. Le piqueux, souhaitant abréger les souffrances de l’animal, serait entré dans l’enceinte pour le servir, déclenchant l’incompréhension des propriétaires.
Veiller au respect du droit de propriété
Au-delà des circonstances précises, cette situation illustre la complexité des actions de chasse (même si aux termes de l’article L420-3 du Code de l’environnement, achever un animal mortellement blessé n’est pas un acte de chasse) en terrain morcelé, notamment en périphérie de massifs forestiers comme celui de Chizé, à proximité de zones d’habitation. Elle rappelle surtout la nécessité absolue de respecter le droit de propriété et les procédures en vigueur, afin de préserver la sérénité des relations locales et l’image de la chasse aux chiens courants.
Nous publions ci-dessous l’intégralité du message de Denis Cocher, président de l’AFACCC 79:
« Bonsoir à toutes et à tous,
En tant que Président de l’AFACCC 79, j’ai été informé qu’un incident de chasse est survenu sur une commune riveraine de la forêt de Chizé, Mercredi 19 février 2026.
Un sanglier blessé et poursuivi par les chiens, c’est réfugié à l’intérieur d’une propriété.
Le piqueux est entré dans celle-ci, dans le but d’abréger les souffrances de l’animal.
Il est clair que même si cet acte peut être compréhensible dans le monde de la chasse, il s’avère ne pas l’être pour les propriétaires qui ont perçu cette mise à mort comme une agression.
Ils n’entendent pas laisser cette affaire en l’état, ce qui laisse craindre de fâcheuses conséquences pour le propriétaire de la meute.
Dans pareille situation, il est vivement Rappelé de :
- ne PAS pénétrer dans une propriété
- ne PAS servir l’animal
Il est fortement Conseillé : - d’arrêter les chiens avant qu’ils ne rentrent dans une propriété
- de prévenir le Maire de la commune, qui seul à le pouvoir de décision pour abréger les souffrances de l’animal.
Le constat de cet incident nuit gravement à la réputation du monde de la chasse et donne malheureusement tout son sens et l’occasion à nos détracteurs de nous décrédibiliser aux yeux de la société.
Nous sommes responsables de nos actes et comportement et si nous voulons continuer à pratiquer notre passion en toute sérénité, alors il nous faut être Irréprochable.
Ensemble, faisons qu’une telle situation ne se reproduise plus.
Le président de l’AFACCC 79,
Denis Cocher »












Laisser un commentaire