Dordogne : un motard grièvement blessé lors d’une collision avec un sanglier

Accident moto collision gibier

Jeudi 26 février au soir, un motard de 53 ans a été violemment percuté par un sanglier à Trélissac, en Dordogne. Le choc, d’une rare brutalité, a grièvement blessé le pilote, hospitalisé à Périgueux.

Un choc d’une extrême violence

L’accident s’est produit vers 21 h, rue des Violettes, sur les hauteurs de Trélissac, au-dessus de la zone commerciale de La Feuilleraie. Selon les premiers éléments, un sanglier a surgi du bas-côté et a percuté de plein fouet la moto. La collision a été d’une telle violence que l’animal a été littéralement coupé en deux. Le pilote, âgé de 53 ans, souffrait de multiples fractures ouvertes et de dermabrasions. Conscient à l’arrivée des secours, il a néanmoins été transporté dans un état grave au centre hospitalier de Périgueux par le SMUR. Son pronostic vital n’était pas engagé. La circulation a été alternée pendant près de deux heures le temps de l’intervention des secours et des forces de l’ordre.

Une battue administrative prévue le lendemain dans le secteur

Ironie tragique du calendrier : une battue administrative était programmée dès le lendemain dans le secteur de Boulazac afin de réguler la population de sangliers. La voie verte entre le bourg de Trélissac et La Feuilleraie devait d’ailleurs être fermée pour permettre cette opération. On ne refait pas l’histoire. Mais on ne peut s’empêcher de penser qu’à vingt-quatre heures près, le destin de ce motard aurait peut-être été différent, le sanglier impliqué dans ce dramatique accident pouvant éventuellement être prélevé ou au moins décantonné.

40 000 collisions par an avec la faune sauvage

Cet accident rappelle une réalité trop souvent minimisée : chaque année en France, environ 40 000 collisions sont recensées entre des véhicules et la grande faune sauvage, principalement des sangliers et des cervidés. Ces accidents provoquent une cinquantaine de morts et plus d’une centaine de blessés graves. Dans un département comme la Dordogne, où les densités de sangliers sont élevées, le risque est permanent, notamment à la tombée de la nuit. La question mérite d’être posée : que serait la situation si les populations de grands gibiers n’étaient pas régulées, ou si elles l’étaient moins ? La présence accrue du sanglier aux abords des zones urbaines et périurbaines n’est plus une exception, mais une réalité quotidienne. Toute la rédaction de So Chasse adresse ses pensées au motard blessé et lui souhaite un prompt rétablissement.

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