Angers : battues administratives dans plusieurs parcs ce jeudi

Sangliers parc urbain

Face à la présence croissante de sangliers dans plusieurs espaces verts d’Angers et de ses environs, sept parcs seront exceptionnellement fermés au public ce jeudi 5 mars. Une battue administrative organisée sous l’autorité de la préfecture doit permettre de repousser les animaux hors de ces zones urbaines où ils provoquent dégâts et inquiétudes.

Sept parcs concernés par l’opération

Plusieurs espaces verts situés sur les communes d’Angers, d’Avrillé et de Beaucouzé seront exceptionnellement fermés au public ce jeudi 5 mars entre 7 h 30 et 16 h. À Angers, les secteurs de l’étang Saint-Nicolas, Belle-Beille et la Garenne sont concernés. À Avrillé, la fermeture touchera les Carrières et la Haye. À Beaucouzé enfin, les zones de la Queue de l’étang, la Vilnière et les Combes seront interdites d’accès. Cette mesure vise à permettre la tenue de battues administratives évidemment organisées et encadrées par un lieutenant de louveterie habilité par la préfecture. Pendant toute la durée de l’opération, aucun promeneur, joggeur ou cycliste ne pourra circuler sur les chemins traversant ces parcs.

Une opération motivée par les dégâts et la sécurité

Ces interventions sont organisées en réponse à la présence croissante de sangliers dans ces espaces verts urbains. Philippe Justeau, président de la Fédération des chasseurs de Maine-et-Loire (FDC 49), a rappelé dans la presse locale qu’il ne s’agit pas d’une activité cynégétique classique: « Le but est de réguler la population de sangliers qui s’est installée dans ces espaces. Il ne s’agit pas d’une chasse de loisir, mais d’une opération de sécurité publique. Les sangliers causent des dégâts dans les parcs, retournent les pelouses et peuvent effrayer les habitants ». Les conditions météorologiques récentes pourraient également expliquer cette présence inhabituelle. Les fortes pluies et les débordements de certains cours d’eau auraient poussé les animaux à chercher refuge sur des terrains plus secs, notamment dans ces parcs urbains, situés souvent sur des hauteurs.

Les chasseurs mobilisés pour repousser les animaux

Depuis plusieurs mois, ce type d’opération se multiplie dans le département afin de limiter les risques de colonisation par les sangliers des zones habitées. Une battue similaire avait déjà été organisée il y a trois semaines dans ces secteurs. « Nous, chasseurs, sommes là pour aider à maintenir cet équilibre entre la nature et la sécurité publique. C’est un travail de terrain, souvent méconnu, mais essentiel pour la cohabitation entre l’homme et la faune sauvage », souligne le président de la FDC 49. Selon lui, dans ce type d’environnement urbain, deux battues rapprochées peuvent suffire à repousser durablement les animaux vers des secteurs plus ruraux. Avec la mobilisation d’une cinquantaine à une soixantaine de chiens, les sangliers devraient être poussés hors des parcs et incités à regagner des zones où la pression humaine est moindre.

Des dispositifs complémentaires dans la ville

En parallèle de ces battues administratives, les collectivités locales cherchent également à limiter la présence des sangliers en zone urbaine. À Angers notamment, des pièges ont été installés dans certains secteurs afin d’empêcher les animaux de pénétrer dans les jardins collectifs et les espaces verts. Face à l’augmentation des populations de sangliers dans de nombreux territoires français, les collectivités font de plus en plus appel aux lieutenants de louveterie, épaulés par les chasseurs locaux, pour mener ce type d’opérations de régulation.

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